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Catégorie : Strasbourg

ICADE jette l’éponge », une réponse provisoire à un débat mal engagé

ICADE jette l’éponge », une réponse provisoire à un débat mal engagé

L’article des DNA du 5 août sur le désengagement d’ICADE dans le projet du foyer  St Louis a non seulement le mérite de résumer le dossier jusqu’à ses tout derniers avatars, mais il permet également de donner la parole à ceux qui ont contribué à le faire évoluer. Autorisons-nous quelques remarques  dont la prise en compte devrait contribuer à  situer à l’avenir tous les partenaires sur le plan de la concertation plutôt que sur celui de la polémique.

Culte du secret  et secret du culte

Novembre 2012, modification du POS qui autorise la construction d’un nouveau foyer dans le jardin dit « du curé », précédemment inconstructible. A partir de ce moment-là, pour désamorcer une situation devenue explosive, des rencontres sur le sujet sont organisées. L’on constate rapidement que la Ville épouse toujours les thèses de la paroisse. Ainsi quand elle prétend que la mise aux normes de l’ancien foyer « coûterait une véritable fortune ».

Au gré de différentes réunions, les prix des rénovations indispensables valseront de 400 000 € à plus d’un million€ sans que jamais, au grand jamais, malgré nos demandes réitérées, elle ne puisse produire le moindre devis. Culte du secret encore quand nous nous interrogeons tout simplement sur la superficie du terrain concerné par la vente. Léger flottement dans la salle, embarras de la paroisse, réticence de la Ville mais, au bout de 10 minutes et de nombreux chuchotements, l’on consent à nous lâcher : « Environ 22 ares » Ces 22 ares négociés à 3 millions d’€ mettent l’are à 135000 €, somme assez impressionnante, il est vrai.

La paroisse, de son côté, ne sera jamais en reste mettant en avant son « caractère privé » et demandant qu’on la laisse agir comme elle l’entend, sans que l’on se mêle de ses affaires. Elle restera cependant très discrète sur les obligations financières de la Ville, cette dernière  se substituant  à d’éventuelles carences de remboursements de prêt en cas de difficulté à payer un emprunt. Que voilà un propriétaire « privé » particulièrement avantagé !!!

A quelque chose malheur est bon

Aujourd’hui il nous paraît préférable d’oublier défiance, discorde et conflit pour, après ces cinq années de disputes, considérer les avantages.

 D’une part les Robertsauviens ont été nombreux à se montrer concernés par le devenir du foyer St Louis, apportant leur écot pour d’indispensables consultations juridiques, participant aux réunions organisées par l’ADIR, devenant une véritable force de propositions.

D’autre part ils ont tenu à donner une autre dimension à ce qui n’était primitivement que le « dossier du foyer St Louis » pour engager une réflexion sur tout « le centre de la Robertsau ». Ils ont vu là une chance de régler des difficultés de circulation ou de stationnement, de donner toute leur place aux services de la Ville en construisant une mairie de quartier digne de ce nom. Ils ont manifesté  leur réticence à voir disparaître une salle de grande capacité dans un quartier qui en manque cruellement. Voilà des thèmes, et la liste n’est pas close, qu’il nous faudra aborder.

Ecouter tous les partenaires

 L’ADIR, fidèle à ses soixante années de tradition,  entend asseoir un débat réellement démocratique. 

Dès le mois d’octobre elle organisera un débat dans lequel chacun sera en droit de confier  sa manière de voir évoluer le  cœur de la Robertsau. Elle invitera ensuite tous ceux qui le souhaitent à se  retrouver pour mettre en forme les attentes des uns et des autres, ce qui permettra enfin d’établir, pour la fin de l’année,  le  programme , base préalable à tout projet.

Notre but est clair : Il nous faut donner  une réponse à la paroisse sans oublier de  satisfaire les attentes des Robertsauviens. Relevons ensemble ce défi.

Jacques Gratecos , Président de l’ADIR

 

Contribution de l’ADIR à la modification N°1 du PLUI : Robertsau : point 18.6

Contribution de l’ADIR à la modification N°1 du PLUI : Robertsau : point 18.6

L’ADIR entend réagir au projet de modification du PLUI  sur la transformation d’un terrain industriel de 1,5 ha en terrain constructible, communément désigné sous l’appellation «  projet Lana-Rinaldi ».

 

Il apparaît en effet  que  le changement proposé tient davantage du bouleversement que d’une simple rectification de détail, nous amenant à nous poser la question 

  • d’abord du respect  de la démocratie, 
  • ensuite de l’absence de réflexion sur la nature du terrain et sur les risques d’un programme immobiler de cette ampleur,
  • enfin de l’impact  d’un tel projet sur l’ensemble du quartier.

I. Modification du PLUI et  démocratie .

L’élaboration du PLUI a été présentée aux associations, à tous nos concitoyens ainsi qu’ aux élus eux-mêmes  comme étant un moment fort de la vie démocratique . On ne compte plus les réunions, les articles de journaux ainsi que les proclamations sur « la démocratie participative » qui  ont permis à l’EMS d’afficher une posture politique plutôt qu’ils n’ont engagé un réel changement dans le respect que doivent les élus à nos concitoyens.

Concernant le projet Lana-Rinaldi que constatons-nous ?

Cette transformation d’un terrain industriel en terrain constructible de 1,5 ha était connue depuis 2015 et avait fait l’objet d’un article dans les colonnes du Blog de la Robertsau ( décembre 2015) . Les élus consultés à ce propos s’étaient récriés, prétendant que nous leur faisions un procès d’intention et que ce terrain était à vocation industrielle et qu’il le resterait, l’inscription en tant que tel au PLUI étant une garantie suffisante et devant  nous assurer de leur bonne foi.

Trois mois apès l’adoption du PLUI ce n’est pas une modification mais un véritable renversement que l’on nous propose. A ce stade l’on est bien loin de simples ajustements, il s’agit simplement de « noyer », parmi 62 autres modifications, une refonte essentielle en transformant ainsi la vocation de ce terrain.

Remarquons au passage le moment choisi pour l’enquête publique, nos élus semblant ignorer que toute période de vacances a pour principe d’encourager  déplacements et tourisme, diminuant ainsi le nombre de nos concitoyens  disponibles pour s ‘exprimer. Pourquoi la Robertsau échapperait-elle à la règle ?

II. Un manque de réflexion sur la nature du terrain et sur les risques encourus

Le terrain concerné, situé rue de l’Anguille, a une spécificité qu’il partage avec le Port aux Pétroles, il est en effet pollué par des hydrocarbures, puisqu’ il aurait , entre autres, abrité « un dépôt de mazout », comme cela nous est signalé dans la note de présentation. Cela est donc avéré par les services de l’EMS.

Il est également bon de rappeler que la Robertsau a longtemps été le quartier dans lequel il était loisible de déverser les déchets de toute sorte. N’a-t-on pas découvert en octobre 2015, de manière totalement inattendue, des restes d’hydrocarbures et d’antimoine sous l’ancien stade de l’Ill ? En dépit des enquêtes  il fut impossible de retrouver l’origine de cette importante pollution qui mit un coup d’arrêt aux travaux d’une partie de l’Ile aux Sports et entraîna un surcoût du programme aujourd’hui achevé.

L’on connaît l’ampleur, la durée et le coût des travaux de décapage, de traitement et de stabilisation des sols touchés par  ce  type de contaminations. Que les opérations de lavage des terrains soient effectuées sur site ou hors site, elles multiplieront les nuisances et contraindront les riverains de la rue de l’Anguille à supporter une circulation de camions et le vacarme occasionné par les machines. Combien de temps durera cette dépollution ? 

Enfin il nous faut signaler le risque d’inondation aussi bien par remontée d’eau que par débordement du Muhlwasser qui a  conduit dans le passé à considérer cet emplacement comme inconstructible. Il n’est pas inutile de mentionner la crue de janvier 1955 qui a causé de multiples dégâts à la Robertsau et qui a justifié le déclenchement par le Préfet du plan de crise Orsec. Les vieux Robertsauviens s’en souviennent fort bien.

A ce jour l’enquête publique sur le PPRI est signalée comme étant « à venir ». N’est-on pas en droit de mettre en avant le risque de précaution et de se montrer très réservé sur l’implantation d’immeubles  alors que les études et les analyses ne sont pas achevées et que les conclusions ne sont pas rendues ?

III. Impact d’un tel ensemble sur le quartier

Une circulation augmentée en contradiction avec les annonces sur l’utilisation du tram.

La rue de l’Anguille est située à quelques mêtres d’un des carrefours les plus fréquentés de l’EMS. Ce sont les véhicules provenant 

-d’une part, sur l’axe Nord / Sud, des communes au nord de Strasbourg, La Wantzenau, Gambsheim, Killstett et au delà, 

-d’autre part ceux de Schiltigheim, Bischheim, Hoenheim en provenance de l’ouest de l’EMS qui se retrouvent bloqués à ce croisement aux heures de pointe.

 Rajouter 180 logements, c’est, à l’évidence, contribuer à augmenter encore la circulation, les bouchons et la pollution. 

L’argument mis en avant par la Ville que « les habitants de la rue de l’Anguille emprunteront le tram à la station Escale » ne tient pas, puisque la distance d’environ 500m entre les résidences prévues et cet arrêt sera un frein important à l’utilisation de ce mode de transport. La ville encourage par ailleurs l’utilisation des véhicules particuliers en confirmant la construction d’un immense parking souterrain avenue de la Liberté, ce parking se situant précisément au bout de l’Allée de la Robertsau, qui reste l’axe privilégié des automobilistes en provenance de notre quartier.

Un équilibre habitat / entreprises à maintenir.

La Robertsau doit conserver un équilibre entre une population de plus en plus nombreuse et le maintien in situ d’emplois artisanaux et industriels. Or la papeterie Lana constitue, à ce titre, une référence. Depuis le rachat par Mr Brink en 2013  une attention particulière est accordée au respect des normes et à l’amélioration de son intégration dans le quartier. Elle constitue enfin un « bassin d’emplois » puisque nombre de ses ouvriers habitent la Robertsau. 

Il est fortement à craindre que le projet immobilier prévu rue de l’Anguille ne soit que la première tranche d’un plus important  groupe d’immeubles , la deuxième tranche prenant la place de l’usine actuelle située de l’autre côté du Muhlwasser. Il faut garder à l’esprit que Mr Rinaldi est propriétaire des deux lots évoqués, que son achat de ces complexes il y a plusieurs années n’a pas été justifié par une volonté de maintenir l’emploi et qu’il pourrait être tenté de reproduire le même type de constructions à l’emplacement de l’usine actuelle.

Un exemple à ne pas suivre.

Pour les tenants du projet Lana-Rinaldi la tour Schwab située à quelques centaines de mêtres semble être l’exemple à suivre. Réponse d’autant plus surprenante à l’heure où nos édiles se désolent de voir, dans d’autres quartiers, de trop grands immeubles qu’ils s’empressent de détruire pour les remplacer par des constructions de trois ou quatre étages. Parodions la citation de Blaise Pascal « Vérité au deçà du canal de la Marne au Rhin, erreur au delà ». 

En réalité il apparaît bien tentant de changer totalement l’aspect de la Robertsau, d’en faire une « Défense » strasbourgeoise avec des bureaux, en phase de construction au Wacken, et de grands immeubles d’habitations qui contribueront à augmenter le nombre de logements et les taxes foncières et locatives inhérentes sans se préoccuper des difficultés de circulation ou de stationnement, de la constuction des écoles.

D’une manière plus générale ce projet ne peut que  dégrader davantage encore la vie à la Robertsau. Pour toutes ces raisons l’ADIR déclare s’opposer à la transformation du terrain Lana-Rinaldi en terrain constructible.

Jacques Gratecos
Président de l’ADIR

Echo de la Robertsau 264

Echo de la Robertsau 264

L’ECHO de la Robertsau  264 vient de paraître. Un numéro qui met en valeur la diversité de l’actualité de la Robertsau. 

Au sommaire de ce numéro : 

  • Papier en fête
  • Le PNU (Parc Naturel Urbain)
  • Le centre de la Robertsau : Un projet à débattre
  • Actus
  • La Direction Régionale des Affaires Culturelle se préoccupe de la préservation du Foyer St Louis.
  • Est temps d’Art pour l’Europe par Kartier Nord
  • Evénements culturels

Pour disposer de la version numérique de ce numéro (PDF) il suffit d’aller sur la page ECHO du site de l’ADIR, vous y trouverez d’ailleurs les anciens numéros à partir de décembre 2011.

Les distributeurs bénévoles font tout leur possible pour que l’ensemble des habitants de la Robertsau puisse bénéficier d’un exemplaire gratuit de l’Echo de la Robertsau dans leur boite aux lettres. Si, malgré leur vigilance, ce numéro ne se trouvait pas dans la vôtre, vous pouvez contacter l’ADIR au 03 88 31 28 26 ou par leur formulaire de contact.

L’ADIR invite toujours les Robertsauviens à la rejoindre pour encore un meilleur bouillonnement  démocratique. 

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EST TEMPS D’ART

EST TEMPS D’ART

L’ADIR a le plaisir de vous inviter à découvrir l’exposition du 11 au 31 mai 2017 parc Henri-Louis Kayser au Lieu d’Europe • 8 rue Boecklin • 67000 Strasbourg Robertsau

Cette exposition d’étendards dans le parc du Kaysersguet fait grimper haut les couleurs de l’Europe avec des plasticiens de renommée internationale

  • Valerio Adami – Italie, Jacques Bosser – France,
  • Errō – Islande
  • Daniel Humair – Suisse
  • Christophe Hohler – France
  • Peter Klasen – Allemagne,
  • Tony Soulié – France
  • Richard Texier – France
  • Tomi Ungerer – Irlande
  • Raymond Waydelich – France
ainsi que des artistes établis dans la région ont proposé une œuvre
  • Geneviève Aïssi
  • Frédéric Caillard
  • Claudine Malraison,
  • Véronique Moser
  • Martin Ott
  • Hildegard Wagner-Harms
Des hymnes européens ont également été créés pour l’occasion et seront diffusés lors de cette exposition.
Puissent toutes ces créations suggérer qu’un développement harmonieux de l’Europe passe encore et toujours par la culture et tous ces talents montrer que l’art et le partage sont nos meilleurs atouts pour magnifier nos différences.
Echo de la Robertsau 263 – Mars 2017

Echo de la Robertsau 263 – Mars 2017

L’ECHO de la Robertsau, numéro 263 vient de paraître.

Dans quelques jours, les distributeurs bénévoles de l’ADIR vont profiter des beaux jours du printemps 2017 pour sillonner les rues de la Robertsau pour vous distribuer ce numéro dans votre boite aux lettres.

Au sommaire du n° 263 : 

  • Edito : Culture de l’affrontement ou sentiment collectif ?
  • Urbanisme – Lancement officiel de l’épidémie de béton sur La Robertsau
  • Quel avenir pour le centre de La Robertsau ?
  • Densité urbaine et mixité sociale
  • Foyer St Louis : la ville nous accule aux recours juridiques
  • Justice administrative – Pot de fer contre pot de terre ?
  • Pêcher à La Robertsau
  • Evénements culturels

Pour disposer de la version numérique de ce numéro (PDF) il suffit d’aller sur la page ECHO de ce site, vous trouverez d’ailleurs les anciens numéros à partir de décembre 2011.

Nos distributeurs bénévoles font tout leur possible pour que l’ensemble des habitants de la Robertsau puisse bénéficier d’un exemplaire gratuit de l’Echo de la Robertsau dans leur boite aux lettres.

Si, malgré notre vigilance, ce numéro ne trouvait pas la vôtre, merci de nous contacter au 03 88 31 28 26 ou par notre formulaire de contact.

Nous remercions l’ensemble des commerçants de la Robertsau pour leurs annonces dans ce numéro. L’ADIR vous invite à toujours soutenir en priorité les commerçants de la Robertsau pour vos achats.

Au 14 route de la Wantzenau …une cité U si proche, une cité U… si loin

Au 14 route de la Wantzenau …une cité U si proche, une cité U… si loin

Un peu en marge de notre quartier, au début de la route de la Wantzenau, s’érige la Cité Universitaire de la Robertsau. Construite en 1966 sur l’emplacement d’une ancienne fabrique de bougies, celle-ci peut accueillir près de 920 étudiant(e)s. S’y  est rajouté en 1994 une résidence estudiantine rue Schott, les Agapanthes, qui peut loger environ 230 étudiant(e)s dans ses studios.

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En tout donc, près de 1 200 étudiants venus de Chine, de Haïti, du Congo, du Maroc, de Biélorussie, de Normandie, de Montpellier, comme de Mulhouse, Colmar ou Betchdorf, s’adonnant à des études très diverses (médecine, histoire, archéologie, biologie, économie…), résident dans notre quartier. Ces étudiants auront-ils la possibilité, la curiosité, l’envie, le loisir de découvrir, au cours de leur séjour, quelques aspects de notre quartier ?

 L’ADIR a mené son enquête.

Selon son administrateur, la Cité U de la Robertsau étant située à l’écart de l’ensemble des facultés de Strasbourg, celle-ci est souvent pour les étudiants l’ultime recours pour trouver une chambre.

Mais heureuse surprise, pour la majorité des étudiants interrogés, cette Cité semble leur convenir ;  ils l’estiment pour son cadre verdoyant, les agréables berges de l’ILL, ainsi que pour son calme, ce qui est une aubaine pour leurs études. Même si, à leur arrivée au mois de septembre, ceux-ci ont été confrontés à la présence irritante d’un trublion, le fameux ‘’Cimex Lectularius’’ appelé communément punaise, tant redouté des chambres de collectivité, et qui a refait surface en force dans leurs chambres !

Pour se déplacer, la plupart des étudiants sont des inconditionnels des transports en commun. La ligne 30 connait évidemment un fort succès (l’arrêt se trouve en face la Cité), mais la ligne 6 et le tram E sont aussi d’appréciables recours, surtout pour des rentrées plus tardives. Certains étudiants souhaiteraient que la fréquence des bus soit plus importante le dimanche, et d’autres que les « Hibus » de nuit circulent toute la semaine. Une minorité seulement de courageux se déplace à vélo et le Velhop s’y fait donc rare. Sans doute l’éloignement des facultés ne plaide pas en faveur de la petite reine…

Mais c’est à pied qu’ils ont découvert et apprécié la présence, en proximité de leur Cité, de magasins d’alimentation, du bureau de Poste de la Robertsau, d’une laverie automatique, de distri- banques. Quelques-uns d’entre ont même pu découvrir l’existence de la médiathèque.

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QUARTIER WACKEN EUROPE AUX PORTES DE LA ROBERTSAU : OÙ EN SOMMES-NOUS ?

QUARTIER WACKEN EUROPE AUX PORTES DE LA ROBERTSAU : OÙ EN SOMMES-NOUS ?

 

Tout ce quartier qui va du Parlement Européen au Lycée Kléber, que nous connaissons tous pour y passer chaque jour comporte 5 volets: le QAE (quartier d’affaires européen), l’extension du PMC (Palais la Musique et des Congrès), le futur PEX (Parc des expositions), le barreau routier A350, la chaufferie Éco Wacken.
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Faisons le point:

1/       Le QAE: les travaux des lots 1 et 2 du chantier ont commencé, on le voit en traversant le boulevard de Dresde . 100 000m2 de constructions nouvelles sont prévues à terme sur l’ensemble des lots, et grâce aux interventions des associations de quartier, il a été admis qu’au moins 20% seront dédiés à de l’habitat. La mixité, c’est important. Les lots 3 et 4 (Nexity et Bouygues Immobilier) se feront dans la foulée.

La question : quid des commerces? On ne peut les forcer à venir et il est à craindre que la forte densité d’immeubles de bureaux (jusqu’à 11 étages) soit un frein.

2/       l’extension du PMC: très bel édifice dont on peut déjà profiter. Les péristyles sont d’un bel effet. Félicitons les cabinets d’architecture Rey-Lucquet et Dietrich Untertrifaller, la tâche n’était pas aisée. Strasbourg a besoin d’un PMC digne de ce nom, c’est chose faite.

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Un défi sociétal, un élan citoyen, un projet de sens !

Un défi sociétal, un élan citoyen, un projet de sens !

  Chers lectrices et lecteurs robertsauviens, À l’heure où j’écris ces quelques lignes, voilà un an que notre association Makers For Change et moi même travaillons d’arrache pied pour apporter des solutions novatrices et concrètes à un des plus grands défis de notre siècle, celui de l’insertion des populations issues de la migration forcée.

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Naissance du projet pilote !

À travers le développement de notre antenne locale aux abords de la Robertsau,  nous mettons actuellement en œuvre un projet pilote intitulé Fabrique ton projet qui, mêlant nouvelles technologies et moyens classiques, a pour objectif d’identifier le profil professionnel d’une quinzaine de participants de diverses nationalités et de leur permettre d’exprimer sous diverses formes d’expression leurs projets personnels futurs. Vous devez certainement vous demander à juste titre : « Mais comment compte-t-il s’y prendre ? ».

 

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De septembre à décembre 2016, nous mettons en place diverses activités pour atteindre notre objectif. Nous organisons des cours de français langue étrangère accès vers l’identification des profils et projets professionnels des participants ; nous organisons des ateliers de créations d’objets à caractère artistique et culturel qui seront fabriqués par les participants via des outils numériques présents dans les Fablabs (lieux de fabrication numérique) ; et accompagnons les participants-créateurs à la présentation de leurs créations et de leurs projets lors de Str’Off III l’exposition off de Start au Pavillon K du Wacken.

Les outils numériques et digitaux sont en plein essor sur tous les territoires européens, ils ouvrent de nombreuses opportunités professionnelles dans les années à venir et permettent de créer du lien sans nécessairement maîtriser la langue de Molière. C’est sur notre vision innovante de l’utilisation des outils digitaux que nous avons été labélisés projet Pépite innovante.

Cette première phase nous permettra d’établir un premier bilan des activités menées sur le terrain et d’analyser quelles seraient les meilleures améliorations à apporter en 2017.

Une démarche citoyenne au service de l’intérêt général !

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Tout comme l’ADIR créée en 1958 suite à un élan de solidarité pour répondre à « un phénomène climatique exceptionnel », notre association a suivi le même exemple en plaçant l’être humain au cœur de nos préoccupations. À ce titre, il n’est pas inutile de rappeler la cause principale de ce nombre croissant de demandeurs d’asile en Europe : les conflits armés !

Cependant, lors de ces trente prochaines années, de nombreux experts s’entendent à dire que les raisons principales de la migration forcée seront liées aux catastrophes naturelles et aux crises climatiques. Autant dire que les mouvements citoyens et solidaires ont malheureusement de nombreuses années devant eux.

Alors si vous avez envie d’en savoir plus ou de nous venir en aide pour trouver tous ensemble des solutions à ce grand défi du XXI° siècle, n’hésitez pas à entrer en contact avec nous via notre site internet : http://makersforchange.org/ ou en nous suivant sur Facebook en indiquant « Makers For Change » dans la barre de recherche.

Cédric BISCHETTI
Président et Fondateur de l’association Makers For Change

Foyer St Louis : la paroisse et la Ville ne résistent pas au veau d’or

Foyer St Louis : la paroisse et la Ville ne résistent pas au veau d’or

Quelles sont les réelles motivations qui poussent la paroisse St-Louis, avec la complicité de la Ville, de maintenir contre vents et marées leur souhait de dynamiter le cœur de la Robertsau ? On peut réellement se poser la question. Et si tout n’était qu’une écœurante question d’argent ?

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Voila maintenant quatre ans que de nombreux citoyens, associations, conseil de quartier, collectif et l’ADIR ici même alertent sur la vision court termiste de l’opération prévue au cœur de la Robertsau avec un message simple : il y a beaucoup mieux à faire.

Le deux acteurs principaux du dossier, la paroisse St-Louis et la Ville de Strasbourg, n’ont pas bougé d’un iota leur projet : construire 40 logements à la place d’un lieu de vivre-ensemble, qui ne serait pas du luxe dans un quartier de 25 000 habitants.

Comme l’écrivait Jacques Gratecos, ce projet a eu le mérite de révéler et mettre en lumière l’extraordinaire potentiel de ce site. Et les contre-propositions ont été particulièrement nombreuses : si certains veulent simplement le rénover, d’autres proposent d’avoir une vision plus globale sur l’ensemble de l’îlot Saint-Louis. Il y avait là de quoi fédérer les forces du quartier et bâtir un beau projet, tout en répondant aux attentes de la paroisse. Mais, au lieu de s’appuyer sur des énergies positives, la paroisse et la Ville jouent le pourrissement et semble dire « touche pas au grizzby » !

La paroisse fait une plus-value magistrale sur la vente du foyer ; la Ville spécule entre le foyer et l’actuelle mairie de la rue du parc et escompte de belles taxes d’habitation ; et le promoteur qui fera une très belle affaire sur les investissements qu’on lui permet de réaliser en plein centre de la Robertsau.

Chacun se servira du gâteau…sauf les Robertsauviens.

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Réunion publique démocratie locale : vos propositions

Réunion publique démocratie locale : vos propositions

L’ADIR souhaitait que vos propositions soient au coeur de sa soirée débat sur la démocratie locale.

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carte postale des participants à la soirée

Voici celles qui ont retenu votre attention

Le public présent pouvait voter à chaud pour exprimer son accord ou non sur une proposition. Ok : vote positif, Non : vote négatif,

  • Agir avec les élus et les techniciens (pas de vote)
  • Ateliers de concertation : ne pas être informé des projets par les DNA et pouvoir bénéficier d’une écoute de la part des élus.(pas de vote)
  • Donner la parole aux personnes opposées à l’avis des élus et des techniciens.(pas de vote)
  • Informations transparentes et partagées par tous les citoyens, un débat sincère.(pas de vote)
  • la politique ne consiste pas à régler les problèmes, mais à faire taire ceux qui les posent (Henri Queille)(OK)
  • Les élus doivent être absents des concertations (Non)
  • Adhérer aux associations pour avoir plus de poids sur les élus (OK)
  • Les élus doivent animer eux-mêmes les réunions publiques avec un animateur neutre et payé. (OK)
  • Structurer la démocratie locale par le recours aux outils numériques, pour y associer en autres les jeunes générations (OK)
  • Faire un manifeste commun à plusieurs associations avec les points que l’on n’accepte pas. (OK)
  • Garder la mémoire des actions au sein des associations (pas de vote)
  • Informer sur les lobbies – informer pour prendre du recul.(pas de vote)
  • Fédérer les gens autour d’un projet global pour la Robertsau. La Robertsau doit rester le poumon vert de la ville.
  • Attribuer un budget aux habitants qui ont un projet qui est sélectionné. Les habitants le mettent en oeuvre. (OK)
  • Accès facilité aux informations de la ville (OK)

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Réunion publique sur la démocratie locale : les vidéos

Réunion publique sur la démocratie locale : les vidéos

L’ADIR est heureuse de vous proposer les vidéos de la réunion publiques sur la démocratie locale qu’elle a organisée le 6 octobre 2016.

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Près d’une centaine de personnes ont participé à ce débat inédit à la Robertsau sur l’état de la démocratie locale à Strasbourg.

Introduction de la soirée par le président de l’ADIR Jacques Gratecos et présentation de Maurice Blanc par Jean-Daniel Braun :

L’ADIR fort de son expérience souhaitait initier de nouvelles réflexions sur la démocratie locale. Elle a ainsi invité le professeur de l’université de Strasbourg, Maurice Blanc qui a évoqué le résultat de ses recherches et qui a permit d’avoir une base à un débat qui a été de haute tenue.

Nous vous proposons ci-dessous de retrouver les moments fort de cette soirée en vidéo ainsi que le débat en audio.

La présentation du professeur Maurice Blanc :

Les témoignages  :

Après l’exposé du Professeur Blanc, cinq témoins sont venues exposer les dossiers qui les occupent, et partagé avec l’assistance leur conclusion de la démocratie locale à Strasbourg

Il y avait :

  • Jacques Gratecos de l’ADIR sur le Foyer St Louis et le conseil de quartier (zone 30)
  • Marie-Laure Beaujean (Feuille du Läuch et Archi-Wiki) sur le Kayserguet
  • Jean-Daniel Braun (ADIR) sur le PPRT et la géothermie profonde
  • Pierre Ozenne et Joseph Chucri sur le tram à Koenigshoffen

Le débat (fichier audio)

Vous pouvez écouter le débat avec l’assistance et les questions qui ont été posées en téléchargeant le fichier ou en l’écoutant ci-dessous :

 

DNA : Chat échaudé…

DNA : Chat échaudé…

Article des Dernières Nouvelles d’Alsace à propos de  la réunion publique de l’ADIR sur la démocratie locale.

L’Adir invitait jeudi soir à débattre de la démocratie locale. De nombreux exemples de concertations ratées ont été évoqués. Si les associations et habitants ont pu être échaudés, ils n’entendent pas renoncer et font des propositions.

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Un petit carré rose permettait de voter “non” à une proposition, un carré de papier vert veut dire oui”.  © Photo DNA

Le sociologue Maurice Blanc, à la fin de la soirée, constate qu’il y a la fois une méfiance à l’égard des élus et en même temps le besoin qu’ils soient là, une forme « d’attraction-répulsion ». Lorsqu’une habitante de la Krutenau a proposé un peu plus tôt que les réunions publiques se tiennent en l’absence des élus, la majorité des présents a en effet voté « non ».

La réunion publique de jeudi soir, organisée par l’Adir (association de défense des intérêts de la Robertsau) donnait la possibilité à chacun d’approuver ou non les propositions destinées à fluidifier l’exercice de la démocratie locale.

Pour une véritable co-production des projets

Dans la salle, il y avait des élus justement, les adjoints Chantal Cutajar, qui vient d’hériter de la compétence démocratie locale et le suivi des conseils de quartiers, et Eric Schultz, par ailleurs l’un des initiateurs d’un forum citoyen au lendemain des dernières régionales, ainsi que la conseillère municipale Edith Peirotes, qui s’est notamment mobilisée pour le sauvetage du foyer Saint-Louis. Ils ne sont pas intervenus dans le débat.

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