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Mois : juin 2014

SRCE Schéma Régional de Cohérence Ecologique

SRCE Schéma Régional de Cohérence Ecologique

Schéma Régional de Cohérence Ecologique Enquête publique du 14 avril au 16 juin 2014

QU’EST-CE LE SRCE ? Il s’agit d’un document général qui identifie sur une carte les principaux réservoirs de biodiversité, les milieux naturels qui présentent encore un intérêt naturaliste ou une certaine fonctionnalité et les corridors écologiques censés relier ces réservoirs entre eux (les corridors sont soit existants à préserver, soit à restaurer).

Ce document devra être pris en compte dans les documents d’urbanisme et servira de guide pour les politiques de remise en état de trames vertes. c’est un document général qui trace les grandes lignes et enjeux au plan régional et qui pourra et devra être précisé et complété lors de sa transcription dans les SCOT( schémas de cohérence territoriaux ) et sa déclinaison dans les PLU.( plans locaux d’urbanisme) L’enjeu du SRCE se situe donc sur 2 niveaux : 1. Obtenir que le SRCE tel que proposé soit adopté, sans être édulcoré suite aux oppositions à l’enquête publique : c’est l’objet de notre participation à cette enquête publique 2. Obtenir une transcription dans les SCOT à la hauteur des enjeux : c’est l’objet de la 2ème phase qui viendra plus tard. QUELQUES OBSERVATIONS La fragmentation des habitats naturels constitue, avec leur destruction et dégradation directe, l’une des causes principales de l’érosion de la biodiversité sous nos latitudes.

Le Schéma Régional de Cohérence Écologique (SRCE) est l’un des outils indispensables en vue d’enrayer la perte de biodiversité et la dégradation des services écosystémiques et assure, autant que faire se peut, leur rétablissement. Nous tenons à souligner l’état globalement très dégradé des habitats naturels, de la flore et de la faune de notre région. Cette dégradation se traduit d’une part par l’existence, notamment en plaine, de grande surfaces (urbanisées ou agricoles) très peu favorables à la biodiversité en l’état actuel.

D’autre part, les noyaux de biodiversité sont dans certains cas très réduits et tendent à devenir des isolats, ce qui remet en cause leur pérennité. Le projet de SRCE vise pour l’essentiel au maintien de l’existant et n’envisage aucunement de reconquête ou de restauration de la biodiversité notamment sur certains secteurs particulièrement dégradés (zone de plaine agricole intensive en particulier).

Les réservoirs de biodiversité sont définis de manière relativement restrictive (sites connus et filtre d’une liste limitative de 65 espèces « sensibles » à la fragmentation, manque de données pour une cartographie exhaustive des habitats naturels prioritaires…). L’identification des Corridors est basée pour l’essentiel sur des éléments structurants existants (qui sont à restaurer pour plus d’un tiers d’entre eux). L’enjeu de la mise en oeuvre du SRCE est donc double. Il s’agit à la fois et au minimum :

  • de maintenir les noyaux de biodiversité existants c’est-à-dire d’éviter qu’ils ne soient dégradés par une exploitation inappropriée, détruits par des aménagements ou encore fragmentés
  • d’assurer la connexion entre ces noyaux à travers les surfaces peu favorables à la biodiversité par le maintien ou la reconstitution d’une trame écologique.

L’état actuel de la biodiversité ne saurait en aucun cas constituer un état de référence qu’il convient simplement de maintenir. Il faut mener des actions ambitieuses pour restaurer le bon fonctionnement écosystèmes, en particulier dans la plaine.

R.H.

Comment intervenir à l’enquête publique ?

Par écrit à :

Président de la Commission d’enquête SRCE
Préfecture de la Région Alsace, 5 place de la République, 67073 Strasbourg cedex

 

Strasbourg, une autre idée d’Europe

Strasbourg, une autre idée d’Europe

À Strasbourg et à la Robertsau en particulier se construit une autre Europe que celle qui nous est présentée par les médias depuis quelques années.

D’une abstraction bruxelloise encombrée par les lobbys et bien éloignée des préoccupations des électeurs, l’on passe dans notre quartier à la construction et à la concrétisation d’une entité, que ce soient l’éducation avec l’Ecole Européenne de Strasbourg, la santé avec la Pharmacopée Européenne, l’accueil de la Turquie enfin dans ses murs et un lieu d’Europe qui, s’il a fait couler beaucoup d’encre, acquiert une dimension nouvelle en abritant Kartier Nord. Repoussant la caricature pervertie de démocratie qui se dessine encore davantage aujourd’hui, nous accédons ici à une Europe plus humaine.

Jacques Gratecos

Le nouveau consulat turc

La Turquie va lancer l’installation de son port d’attache qui sera situé quai Jacoutot, près des rues de la Carpe Haute et Toreau. Cet ensemble composé du Consulat Général, de la Représentation Permanente de la Turquie auprès du Conseil de l’Europe, de la résidence du consul, sera complété par un bâtiment destiné à l’accueil du public. Jouant des effets de transparence, cet édifice devrait bien s’intégrer dans son environnement.

L’inauguration du Lieu d’Europe

L’Europe à Strasbourg a inauguré son Lieu le 3 mai dernier. La transformation de ce que beaucoup de vieux Robertsauviens appellent encore « la villa Wach » a abouti, après de nombreuses vicissitudes auxquelles l’ADIR a été associée. Saluons l’établissement d’une Europe incarnée dans la sérénité du Kaysersguet et animée par les expositions et les concerts de Kartier Nord. Restons toutefois attentifs à la réhabilitation des statues et des nombreux bâtiments formant dans le parc un ensemble patrimonial exceptionnel.

50 ans de Pharmacopée européenne

Il y a 50 ans, le Conseil de l’Europe démarrait ses activités dans le domaine du médicament avec l’élaboration de normes communes de qualité pour des substances médicamenteuses identifiées comme « importantes pour les populations des pays européens ». La Pharmacopée Européenne voyait ainsi le jour.

La Pharmacopée européenne (Ph. Eur.) est un recueil de normes communes, à l’échelle européenne, destinées au contrôle de la qualité des médicaments à usage humain ou vétérinaire et des substances qui entrent dans leur composition. Son objectif est d’assurer à tous les patients, sur l’ensemble du continent européen, l’accès à des médicaments de même niveau de qualité. Les textes de la Pharmacopée européenne (les « monographies ») définissent des exigences de qualité, générales ou spécifiques, auxquelles doivent satisfaire les substances pharmaceutiques qui composent les médicaments, ainsi que les formes pharmaceutiques finales. La Pharmacopée européenne décrit également des méthodes d’analyse de référence. Elle est élaborée conjointement par les pays signataires de la Convention relative à l’élaboration d’une pharmacopée européenne, dans lesquels elle est d’application obligatoire. Par extension, on appelle également Pharmacopée européenne l’institution qui, dans le cadre de la Direction européenne de la qualité du médicament et soins de santé (EDQM) du Conseil de l’Europe (CoE), assure l’élaboration et la publication des normes de la Pharmacopée européenne. Cette institution a pour objectif et mission la protection de la santé publique.

R. H. (Source wikipédia)

GRAND CONTOURNEMENT OUEST ET LA ROBERTSAU

GRAND CONTOURNEMENT OUEST ET LA ROBERTSAU

Comme son nom l’indique, ce projet routier est prévu à l’ouest de l’agglomération et ne devrait donc pas impacter notre quartier. Mais la circulation automobile répond à un fonctionnement en réseau, et à un battement de papillon à l’Ouest peut répondre un embouteillage à l’Est.

Le projet de construction d’une autoroute de contournement payante, permettant une circulation Nord-Sud et inverse, avec un seul accès au centre ville par la rocade de Hautepierre, a été relancé récemment par un rapport d’expertise sur les déplacements dans la périphérie de l’agglomération strasbourgeoise. Celui ci mérite une analyse détaillée, car il risque de ne pas y survivre.

plan_gcoD’après les chiffres « organisation des flux de marchandises » le trafic en transit entre l’A35 nord et l’A35 sud est de 2200 PL/jour, alors que celui entre l’A4 et l’A35 sud est de 2100 PL/jour. Ce sont donc 4300 PL/jour ( les deux sens sont additionnés) qui seraient éventuellement concernés par le GCO. Le rapport fait état de 5200 PL/jour en transit sur l’A35 au droit de Strasbourg, L’arithmétique de Polytechnique doit donc obéir à d’autres règles que celle enseignée à l’école primaire.

Depuis qu’une partie du trafic allemand a traversé la frontière pour fuir la LKW Maut, on estime entre 1400 et 2000 PL/jour ce trafic en transit sur l’A35. La mise à 2×3 voies de l’A5 et l’introduction de l’écotaxe en France permettraient de supprimer ce trafic de nos autoroutes. Il faut donc le déduire des 4300 PL/jour. En réalité il reste maximum 2900 PL/jour, valeur actuelle, qui pourraient utiliser le GCO. Quelle fraction de ce trafic sera prête à payer le coût du GCO lorsque l’on sait que le coût de la LKW Maut qui s’échelonne entre 0,009 et 0,14 e/km, selon le type de PL, a eu pour résultat l’allongement du temps de parcours, en traversant la frontière, pour y échapper.

La longueur du GCO étant de 15 km, le prix du péage + l’écotaxe sur une partie du trajet en amont ou aval,sera certainement supérieur à l’incidence de la taxe allemande, et retiendra plus d’un conducteur de PL de s’y aventurer. Soyons optimistes et accordons 50% du trafic au GCO, soit environ 1500 PL/jour, valeur actuelle. Les chiffres sont stables depuis quelques années.

Il faut se demander comment le bilan global, transport de marchandises, du rapport d’expertise, indique au moins 6500 PL/jour transférables sur le GCO. Il est pour le moins étonnant de prétendre que le trafic lié au port autonome est transférable sur le GCO. Par quel itinéraire ?

Plus difficile est l’estimation du potentiel des VL pour lesquels la circulation payante sur le GCO sera choisie, de préférence à l’A35. Un calcul optimiste permet de l’estimer à 5000 voitures/jour, l’immense majorité du trafic actuel correspondant à des trajets de, vers ou internes à Strasbourg.

Ces chiffres de trafic ne permettent pas la rentabilité de la nouvelle autoroute. Aussi les ingénieurs ont-ils imaginé de transformer l’autoroute actuelle (A35) en boulevard urbain dans sa traversée de Strasbourg. L’exemple du boulevard urbain est celui de la route du Rhin avec ses nombreux carrefours à feux. La circulation de 40.000 véhicules/jour s’y écoule pour le moins difficilement.

Alors comment faire pour écouler les 150.000 à 180.000 véhicules/jour que prévoit le rapport pour l’actuelle A35, transformée en boulevard urbain après construction du GCO ? Sa congestion permanente devrait conduire à un délestage vers le GCO payant, (bingo c’est gagné) et au choix d’itinéraires malins.

La traversée de la Robertsau sera alors attirante, et un flux difficile à estimer, mais certainement important de conducteurs venant des agglomérations du nord, choisira plutôt les embouteillages de notre quartier que la congestion permanente du boulevard urbain.

Il faut noter que l’accord de fusion de la liste de Roland Ries et de la liste Vert Strasbourg, conduite par Alain Jund, signé entre les deux tours de la dernière élection municipale, stipule :

Il est à noter qu’aucun financement de la Ville de Strasbourg et de la Communauté Urbaine de Strasbourg ne contribuera, directement ou indirectement, à la réalisation du projet de contournement routier à l’ouest de Strasbourg couplé au réaménagement de l’A35 ni au projet de Rocade Sud.

Je ne comprends vraisemblablement rien à la politique. Et vous ? Faites-nous part de vos avis.

Jean Daniel Braun 

Géothermie, quand Héphaïstos se dispose avec Poséidon.

Géothermie, quand Héphaïstos se dispose avec Poséidon.

En matière d’énergies renouvelables les débats sont nombreux, les polémiques inévitables. La géothermie n’échappe pas à cette règle et en Alsace ou dans les pays voisins cette technique a été utilisée avec plus ou moins de succès.

Evidemment personne n’a oublié l’échec de l’expérience menée à Bâle qui s’est conclue par des séismes. En Alsace également qui dit forage évoque immédiatement la catastrophe de Lochwiller près de Saverne avec les problèmes de soulèvement de terrain. En revanche l’on oublie qu’à Soultz-sous-Forêts les concepteurs du projet affichent satisfaction et désir de continuer à une plus grande échelle.

La Robertsau semble concernée par la géothermie puisque le groupe français Fonroche a déposé des demandes de permis d’exploitation, l’un portant sur une zone proche du Zénith d’Eckbolsheim, l’autre visant le Port Autonome et apparemment le Port aux Pétroles. La localisation précise paraît être sujette à certaines fluctuations et nous aimerions bien entendu être mieux renseignés à ce sujet.

Ces forages ont pour but de faire remonter, depuis une profondeur de 4000 mètres, une eau à plus de 150° qui pourra soit produire de l’électri- cité, soit être utilisée pour chauffer logements et entreprises. L’entreprise Fonroche se veut fort rassurante et rappelle qu’elle n’utilisera pas la technique de la fracturation hydraulique, ni produit abrasif. Elle assure d’autre part que, pour les Strasbourgeois, la diminution de la facture d’eau chaude pourra atteindre 20%. Nos voisins allemands de Kehl sont eux aussi attentifs à ce que peut nous réserver ce chantier qui débuterait en 2015. Cette technique paraît prometteuse et il faut ne pas négliger l’apport énergétique important qu’elle représente dans l’environnement urbain qu’on aimerait qualifier d’ « écocité ».

Cette démarche, l’ADIR ne peut que l’approuver si tant est que toutes les garanties de sécurité existent. Partagés entre l’optimisme et une prudence légitime nous attendons d’être renseignés davantage. Dans la mythologie grecque, Poséidon, le dieu de la mer, provoquait aussi les séismes. Préférons lui Héphaïstos, dieu des volcans et du feu maîtrisé, et créateur d’objets mis au service de l’homme.

Jacques Gratecos

RUE BŒCKLIN, rue musée du « tout automobile »

RUE BŒCKLIN, rue musée du « tout automobile »

Nous sommes en 2014 : Strasbourg est exemplaire en terme de politique vélo… Tout Strasbourg ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles automobilistes résiste encore et toujours à un monde plus doux. Et la vie n’y est pas facile pour les cyclistes et les piétons.

Question évolution rue Bœcklin, le temps semble s’être arrêté. Pas une placette qui ne soit dédiée au parking des voitures, pas l’ombre d’une piste cyclable… Entre espoirs pré-électoraux distillés par les prétendants et déceptions post-électorales, cette artère de notre quartier recule à force de ne pas avancer.

Si une zone de rencontre rue Boecklin semble, pour l’instant, relever de l’utopie, la mise en zone 30 ou (et) la création d’une piste cyclable est vitale et urgente.

Si l’objectif de la municipalité est toujours d’afficher un jour 20% de déplacements cyclistes dans notre ville, il faut se donner les moyens d’encourager ce mode de locomotion… même à la Robertsau.

Si rien n’est fait, arriveront bientôt des touristes à la recherche d’émotions fortes qui voudront se confronter à cette rue du siècle dernier où l’accident n’est jamais loin !

Rue Bœcklin, une rue musée du tout automobile?

Martin Schwartz

Vidéo de la manifestation Concerto pour sonnettes organisée par le collectif « Vite des pistes cyclables » et Vélaüch


Vélorution 21 juin 2014 par blogrobertsau

Assemblée générale de l’ADIR 2014 : solennité et fête en partage

Assemblée générale de l’ADIR 2014 : solennité et fête en partage

Invitée au chalet du Rohrkopf par Hervé Bub, Président de l’association de pêche de la Robertsau, l’ADIR a tenu son assemblée générale le 23 mai. Hervé Bégeot, président de l’association des naturistes, et Philippe Léonelli, président de l’association Patrimoine et Modernité, comptaient parmi les adhérents de l’ADIR ravis de retrouver ce chalet et l’environnement exceptionnel qui est le sien.

Bien sûr la partie formelle de l’AG eut toute sa place et, si l’on vit défiler d’un bon pas rapport moral, rapport d’activités ou rapport financier, tous approuvés à l’unanimité, l’on ne manqua pas de saluer les efforts déployés par l’ensemble des membres du Comité et de remercier nos annonceurs qui nourrissent les pages de l’ECHO de leur publicité et permettent à notre association de fonctionner sans aucune subvention.

Et comme il n’est pas d’assemblée générale sans élection au Comité, ce furent deux nouvelles candidates désireuses de nous rejoindre, mesdames Christine Beetham et Laurence Levresse, ainsi que trois membres sortants, René Hampé, Rinaldo locatelli et Robert Lux qui surent nous convaincre à la fois de leur amour pour leur quartier, et de leur volonté d’agir pour le bien-être des Robertsauviens.

Tartes flambées et bons vins généreusement servis par l’équipe si sympathique du Rohkopf, dirigée de main de maître par Marguerite Bub surent ensuite parfaitement accompagner les discussions où l’on n’épargna ni le PPRT, ni la pollution, ni les difficultés de circulation.

Les conversations à bâtons rompus et les interventions de certains « experts » contribuèrent à faire ressembler notre assemblée générale à une réunion d’amis.

Soyez-en tous et toutes remerciés !

                                   Jacques Gratecos
                                   Président de l’ADIR

Balade avec les pêcheurs en forêt de la Robertsau

Balade avec les pêcheurs en forêt de la Robertsau

Depuis des années, c’est en mai que l’Association de Pêche du RohrKopf invite les pêcheurs mais également leurs amis non pêcheurs à une balade pour leur faire découvrir leurs lots de pêche.

balade Cette année, de nombreux marcheurs sont venus des associations amies : ADIR, ASSER, ANSAB pour accompagner les pêcheurs et découvrir notre forêt rhénane alluviale. Il est vrai que, depuis l’endiguement du Rhin, il ne reste plus de la forêt « alluviale » beaucoup d’alluvions qui étaient apportées par les crues du Rhin « Kircherhirn ». Quant aux « battements » de la nappe, ils ne connaissent plus de grandes variations de hauteur d’eau, ce qui limite drastiquement l’oxygénation des Giessen et des étangs. Si un reliquat de lianes arborescentes est toujours visible, certaines espèces comme le prunellier commun « Swarzdorn » ou le sureau noir « Schwarzer Holunder » sont en régression. On pourrait également citer la disparition des saules têtards qui, n’étant plus taillés par les maraîchers de la Robertsau, sont eux aussi en train de disparaître ! C’est en empruntant les chemins forestiers en ligne droite depuis le chalet des pêcheurs que nous avons contourné le Kalbelsrhinn pour rejoindre le Schitzenberger Kittel à côté du Moerkittel. Il y a quelques années encore, on pouvait se promener en longeant ces cours d’eau par des sentiers pêcheurs/promeneurs aujourd’hui disparus, car intentionnellement barrés et obstrués par les services de la Ville de Strasbourg. Tout le monde a constaté que les Giessen ne sont plus alimentés et que les lentilles et fougères d’eau envahissent toute la surface et empêchent ainsi toute photosynthèse pour une bonne oxygénation de l’eau, ce qui élimine toute vie aquatique, faune et flore. En 2006, l’AAPPMA Robertsau 1903 et le club Mouche Robertsau 67 ont proposé à la Ville de Strasbourg de créer la « Cellule Eau Robertsau » pour redynamiser les eaux en forêt de la Robertsau, et redonner vie à ce patrimoine qui meurt dans l’abandon par manque de forces vives et politiques. Depuis près de 50 ans nous assistons à cette mort lente de nos cours d’eau en forêt, alors que la Charte de l’Environnement demandée par l’Europe doit obliger tous les pays à retrouver le bon équilibre etla bonne qualité des cours d’eau !

            Hervé Bub

Président de l’AAPPMARobertsau 1903 (Association Agréée Pour la Protectiondu Milieu Aquatique)

Chalet de pêche du Rohrkopf Route du Glaserswoerth – 67000 Strasbourg Tel. 03 88 31 28 73

Plan de Protection des Risques Industriels du Port aux Pétroles de Strasbourg (suite)

Plan de Protection des Risques Industriels du Port aux Pétroles de Strasbourg (suite)

pprt

C’est en avril 2012 que l’ADIR s’est adressée une première fois au Préfet pour lui faire part de son étonnement de voir la surprenante réduction des zones de risques technologiques du PPRT du Port aux pétroles de Strasbourg, par rapport au premier projet de mars 2009. En effet, à la lumière des derniers documents présentés étaient apparus un certain nombre d’incompréhensions, autant de questions non éclaircies lors de la rencontre avec l’Inspecteur des établissements classés.

Nous nous étonnions de voir exclus du nouveau projet un certain nombre de risques très graves, sans que les conditions d’exclusion prévues dans les règlements ne soient avérées. Pour mémoire, il s’agissait : du risque de feu de nuage suite à la rupture d’un bras de chargement dans l’un des trois sites, du risque de débordement d’une cuve avec explosion du nuage non confiné et des risques toxiques suite à l’émission de vapeurs, notamment en cas d’incendie d’une cuve de rétention de monochlorobenzène.

Pour conforter le nouveau projet, nous sollicitions alors la réalisation d’une expertise tierce indépendante. La réponse des services préfectoraux fut édifiante, refus de notre demande, aucune réponse à nos arguments techniques, mais, au contraire, l’affirmation que les services de l’État sont aussi compétents qu’indépendants.

Demande de nouvelles expertises

Les 2 juillet et 2 octobre 2012, associés à nos amis Naturistes et Pêcheurs, nous sollicitions à nouveau une expertise totalement indépendante. En effet, tous les documents, fournis entre temps, confortaient notre idée que l’exclusion des risques précités n’était pas justifiée au regard de la sécurité des Robertsauviens. Bien au contraire, ces justifications ne semblaient même pas conformes aux règles techniques. Les deux réponses de la Préfecture furent la confirmation de l’indépendance et de la haute qualification des services de l’État. Circulez, il n’y a rien à voir !!!

C’est dans ces conditions que l’ADIR portait devant le Tribunal Administratif de Strasbourg trois arrêtés préfectoraux tendant à exclure du PPRT le risque de rupture guillotine d’un bras de chargement. Tant les services préfectoraux que les entreprises ne purent justifier devant les juges qu’elles respectaient les conditions réglementaires permettant l’exclusion de ce risque. Par jugement du 22 janvier 2014, le tribunal a précisé « que la circonstance que l’entreprise ne respecte pas la prescription […] il incombe au préfet de faire respecter cette obligation […]  » Mais le 28 novembre 2013, le préfet avait déjà approuvé le PPRT, sans avoir fait vérifier le respecter cette obligation.

Par ailleurs, rappelons qu’un rapport du 3 mars 2014 de l’Inspection des établissements classés stipule, entre autre, pour Rubis Terminal : « Considérant que l’exploitant ne respecte pas les mesures de sécurité à l’appontement décrites dans son mémo interne faisant partie de son système de sécurité, […]».

Voilà la preuve que le Préfet n’avait toujours pas fait respecter, à cette date, les obligations qu’il avait lui même exigées deux ans auparavant. Nous avons alors déposé un recours hiérarchique auprès du ministre de l’écologie, qui n’a pas jugé utile de répondre. Nous pouvons donc légitimement conclure que les services de l’État ne savent comment contrecarrer nos arguments techniques, tout simplement parce que les risques pour nos concitoyens existent toujours.

 Un recours auprès du Tribunal Administratif

Les modalités d’application du PPRT actuellement prescrit étant pour le moins très vagues, pour préserver l’avenir, et les Robertsauviens, nous avons déposé un recours auprès du Tribunal Administratif de Strasbourg, tendant à l’annulation pure et simple de l’arrêté préfectoral portant approbation du PPRT. Pour des raisons de technique juridique, les Pêcheurs et les Naturistes ont fait de même, chacun de son coté, mais en parfaite collaboration entre nous.

Nous sommes persuadés que les Collectivités, l’État, la Ville, les Entreprises, ne pourront s’accommoder des contraintes réelles induites par ce projet de PPRT réalisé selon les règlements actuellement en vigueur. Il faudra donc bien en venir tôt ou tard à étudier sérieusement le déplacement de ces installations.

 

                                                                                                                     JD Braun/ Mai 2014

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De gauche à droite : Hervé Bégeot, Hervé Bub, Jacques Gratecos et Jean-Daniel Braun
Assemblée générale de l’ADIR 2014 : solennité et fête en partage

Assemblée générale de l’ADIR 2014 : solennité et fête en partage

Invitée au chalet du Rohrkopf par Hervé Bub, Président de l’association de pêche de la Robertsau, l’ADIR a tenu son assemblée générale le 23 mai. Hervé Bégeot, président de l’association des naturistes, et Philippe Léonelli, président de l’association Patrimoine et Modernité, comptaient parmi les adhérents de l’ADIR ravis de retrouver ce chalet et l’environnement exceptionnel qui est le sien.

Bien sûr la partie formelle de l’AG eut toute sa place et, si l’on vit défiler d’un bon pas rapport moral, rapport d’activités ou rapport financier, tous approuvés à l’unanimité, l’on ne manqua pas de saluer les efforts déployés par l’ensemble des membres du Comité et de remercier nos annonceurs qui nourrissent les pages de l’ECHO de leur publicité et permettent à notre association de fonctionner sans aucune subvention.

Et comme il n’est pas d’assemblée générale sans élection au Comité, ce furent deux nouvelles candidates désireuses de nous rejoindre, mesdames Christine Beetham et Laurence Levresse, ainsi que trois membres sortants, René Hampé, Rinaldo locatelli et Robert Lux qui surent nous convaincre à la fois de leur amour pour leur quartier, et de leur volonté d’agir pour le bien-être des Robertsauviens.

Tartes flambées et bons vins généreusement servis par l’équipe si sympathique du Rohkopf, dirigée de main de maître par Marguerite Bub surent ensuite parfaitement accompagner les discussions où l’on n’épargna ni le PPRT, ni la pollution, ni les difficultés de circulation.

Les conversations à bâtons rompus et les interventions de certains « experts » contribuèrent à faire ressembler notre assemblée générale à une réunion d’amis.

Soyez-en tous et toutes remerciés !

Jacques Gratecos
 Président de l’ADIR

PATRIMOINE, QUELS ENJEUX ?

PATRIMOINE, QUELS ENJEUX ?

Qu’ils sont nombreux les adjectifs que l’on se plaît à accoler au nom « patrimoine » : patrimoines architectural, industriel, biologique, culturel, linguistique, immobilier… La liste n’est pas close et c’est…tant mieux.

Espace privé, espace public

En effet, si l’on s’attarde quelque peu sur les différentes dimensions que peut prendre cette notion, l’on constate qu’elle se rattache d’abord à l’individu, mais à un individu lié à une famille. En latin le « patrimonium » , c’est « l’ensemble des biens appartenant au pater familias ». Mais l’on parle déjà aussi à Rome, il y a 2000 ans, du « patrimonium populi », expression que l’on pourrait traduire par « trésor public ». Ainsi ce concept de patrimoine fait coïncider, déjà dans l’antiquité, des dimensions différentes : l’être humain bien campé sur ses deux pieds s’affirme quand il concilie l’apport de biens matériels et intellectuels venant de ses ancêtres mais aussi de la collectivité.

A partir du moment où les « patres », les ancêtres, sont mis à contribution c’est la place qu’occupe chacun d’entre nous dans son époque qui est en jeu. Le patrimoine est alors vécu comme un repère que l’individu cherche à distinguer : balloté dans un environnement qui ne cesse de se transformer, il lui faut planter des jalons qui le rattachent à son passé pour pouvoir mieux se projeter dans l’avenir. Que ce soient la photographie aux tons sépia représentant l’arrière-grand-père fièrement installé devant son commerce et entouré de ses employés ou le palais XVIIIème devant lequel l’on est passé pendant 40 ans pour se rendre à son travail, ces deux éléments qualifiés de « familial » pour l’un, d’ « historique » pour l’autre permettent de s’y reconnaître, de s’y retrouver.

Force est de constater que l’on n’est plus là dans un simple décor que l’on accepterait facilement de changer, chaque génération écrivant le nouvel acte d’une immense pièce intitulée « Histoire de l’Humanité » et décidant de se débarrasser du fond terni de la comédie jouée par la génération précédente pour le remplacer par un cadre plus actuel, moderne, dernier cri.

Fierté et solidarité, dialogue et marche en avant

Non, c’est au contraire une composante de durée, de volonté de transmettre ce dont l’on est parti- culièrement fier qui entre en ligne de compte. Que cela se joue au niveau de la famille, du quartier ou de la nation tout entière, il semble alors difficilement acceptable que soit balayé ce dont on est l’héritier et que l’on a plaisir à évoquer avec les autres. Voilà bien une autre perspective qui nous est offerte : rassemblés autour d’images communes, de références partagées, de souvenirs collectifs, l’ensemble des habitants d’un quartier affirment une solidarité qui renforce d’autant le corps social : vouloir défendre le patrimoine, c’est avant tout affirmer que l’on fait partie d’une communauté.

Cependant il n’existe de collectivité qu’à la condition qu’un dialogue sur les valeurs de chacun soit maintenu. Tous les individus n’ont évidemment pas, et c’est fort heureux, les mêmes critères pour juger de ce qui compte et de ce qu’il faut préserver. Une réflexion doit être menée sur la responsabilité que nous prenons face aux générations qui nous suivent tout en restant attentifs à ce que nos anciens ont su nous apporter.

Les associations, à la fois indépendantes et ouvertes sur l’ensemble des citoyens, sont un cadre tout à fait approprié pour porter ce débat. Elles sont un recours dans une période de méfiance face aux politiques, pour analyser les enjeux du patrimoine, concilier et harmoniser les avis tout en reconnaissant que sont toujours liées humanité et marche en avant.

Jacques Gratecos

La Bleich

La Bleich

bleich2Les associations ADIR et APM considérent que le bâtiment, sis 65 rue des Chasseurs, constitue le seul vestige des « Bleiche », blanchisseries qui, depuis le début du XVIIème siècle, avaient trouvé à la Robertsau toutes les conditions réunies pour l’exercice de leur métier : l’eau en abondance et des prairies, de grandes étendues à proximité pour le blanchissement de toile de lin écru. Elles ont saisi – le 8 février 2014 – le Maire de Strasbourg, d’un recours gracieux concernant l’ar- rêté du 30 décembre 2013 portant sur le permis de construire et du 6 janvier

Le 10 mars 2014 l’ADIR a rencontré Monsieur Glock afin de réitérer notre demande de maintenir la Bleich dans le cadre du projet d’urbanisme.

René Hampé

 

Patrimoine : Jardin d’Eden

Patrimoine : Jardin d’Eden

JARDIN D’EDEN

L’Association « Patrimoine et Modernité de la Robertsau – Environs et Alentours » (APMR) a déposé une demande de protection au titre des monuments historiques de l’ensemble composé du Collège, de l’Eglise Saint louis, du presbytère catholique et, non loin d’eux, reliés par la rue Charles de Foucauld, le foyer Saint Louis et les villas Oberthur. Ce document de 59 pages démontre que ces éléments constituent, par l’histoire de leur construction, un ensemble homogène et cohérent d’une architecture éclectique couvrant la période 1850 – 1910.

L’ADIR a versé ce dossier au Tribunal Administratif pour argumenter son recours concernant la modification du POS 35, plus précisément celle devant conduire à la destruction du petit parc attenant à l’église St Louis.

L’audience a eu lieu le 3 juin 2014. (en délibéré)

Dans notre dernière édition, nous avons exprimé notre souhait de connaître le contenu des tractations en cours entre la paroisse, la Ville et le promoteur.

Selon nos sources, l’opération devrait se dérouler de la manière suivante : vente et déconstruction du foyer Saint Louis, construction d’un ensemble de salles de réunion du nouveau foyer sur les parcelles appartenant à la paroisse.

L’ADIR et l’APMR, chacun pour sa part, ont demandé une audience auprès de M. Alain Fontanel, adjoint au Maire chargé du patrimoine. Affaire à suivre…

Réf : Association Patrimoine et Modernité de la Robertsau, Environs et Alentours 21, rue Charles Foucauld 67000 Strasbourg Mél : patrimoine.modernité@gmail.com

jardinstlouis