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Mois : décembre 2014

L’Orchestre d’Harmonie Cæcilia 1880

L’Orchestre d’Harmonie Cæcilia 1880

Une des fiertés de la Robertsau

harmonie
Photos : Willy Schmidt

L’orchestre d’Harmonie Caecilia 1880, ensemble amateur, vient d’être confirmé
dans son classement, au mois de juin 2014, au plus haut titre national dans le niveau Honneur en obtenant à nouveau le premier prix Mention Très bien.

Cette distinction est le résultat de l’excellence de la symbiose de ses membres
et de son directeur musical. Une réussite exceptionnelle.

Le chef d’orchestre

Le chef d’orchestre André Hincker, ancien directeur des médiathèques de
la ville de Strasbourg et de la CUS, a dirigé l’Harmonie de Bischheim avant de prendre la direction de l’OHCR en 1996. Lors du concert du 9 novembre 2014,
M. Yve Le Tallec président de l’harmonie lui a remis la médaille d’or pour ses trente ans de direction d’orchestre.

Le concert du 9 novembre 2014

Le concert d’automne traditionnel donné en salle Erasme était une nouvelle démonstration de la qualité musicale de cet ensemble. Furent particulièrement applaudis la Rhapsodie in Blue de George Gershwin, cet enfant de Brooklyn auteur de Songs et de Musicals et la symphonie Earth Water Sun Wind de Philip Sparke.

Un hommage particulier fut rendu à Françis Wirth qui a brillamment accompagné l’orchestre.Une réception offerte par la ville de Strasbourg clôtura la soirée.

M. Yve Le Tallec président de l’harmonie remercia la ville de Strasbourg pour son soutien. M. Alain Fontanel, adjoint au Maire, fit l’éloge de l’importance de la place de l’harmonie dans l’espace culturel de notre ville. Une véritable continuité républicaine.

René Hampé

Histoire : Mélanie de Pourtalès, connue jusqu’au Brésil

Histoire : Mélanie de Pourtalès, connue jusqu’au Brésil

Un de nos fidèles lecteurs, Michel Beiger, créateur et ancien propriétaire du restaurant La Vignette de 1983 à 2003, nous a fait parvenir ce texte.

L’été dernier, de retour de vacances, mon goût pour les expo-
sitions m’amène à passer par Martigny, en Suisse, où la fondation
Pierre Gianada présente des œuvres du peintre Pierre Auguste Renoir.
Parmi les nombreux tableaux exposés, dont beaucoup de portraits, quel étonnement de découvrir une grande huile sur toile de 95 sur 77 cm réalisée en 1877 et intitulée « La Comtesse de Pourtalès née Mélanie de Bussière. » Hé oui, il
s’agit bien de notre Mélanie, à nous Robertsauviens, celle qui a donné son nom à une rue de notre quartier (rue qui mériterait d’ailleurs de s’appeler Rue Mélanie de Pourtalès ou Rue de la Comtesse Mélanie, pour honorer un peu plus dignement la mémoire de cette grande dame).

Melaniedepourtales

Comment la Comtesse Mélanie a-t-elle rencontré Renoir qui, à cette époque, à 36 ans, est déjà célèbre et vit à Paris ? La réponse se trouve dans les bouleversements que l’Histoire a fait subir à notre région.

Après la défaite de 1870 et le Traité de Francfort qui livrait l’Alsace à l’Empire allemand, Monsieur de Bussière, le père de Mélanie, dut avec sa famille opter officiellement pour la nationalité française. Il put cependant continuer, ainsi que ses enfants, à faire de longs séjours en été et en automne à la Robertsau, dans le château qui restait sa propriété. A Paris, c’est dans leur hôtel particulier de la rue Tronchet qu’ils élurent domicile.

A la mort de son père, Alfred de Bussière, en 1887, Mélanie hérita du château de la Robertsau et en fit, jusqu’à sa mort en 1914, un véritable centre de culture en Alsace annexée et un lieu de rendez-vous pour des visiteurs prestigieux venus de France et de nombreux pays d’Europe.

C’est donc pendant la période de repli à Paris que Renoir brosse son portrait. En 1877 Mélanie a 40 ans, elle est encore belle, peut-être n’y retrouve-t-on pas la beauté qui se dégage du célèbre portrait de Winterhalter, alors qu’elle n’avait que 20 ans.

Un mystère subsiste : par quel hasard ce tableau s’est-il retrouvé en
Amérique du Sud où il est actuellement la propriété du Museu de Arte de Sao Paulo.

Michel Beiger

Histoire : Français ou Pandoures, mêmes combats.

Histoire : Français ou Pandoures, mêmes combats.

A la Robertsau, c’est avec beaucoup d’attention que l’on suit la restauration du Canal des Français. Si les premiers résultats ont emporté le scepticisme plus que l’adhésion, peut-être est-ce  dû à la place mythique qu’occupe cet ouvrage dans le cœur des Robertsauviens.

En effet c’est plutôt la nostalgie, voire la déception qui transparaît au travers des discussions avec les anciens. Ils croyaient retrouver l’endroit où, en été, ils pratiquaient nage et canotage, et c’est ce qu’ils qualifient de « fossé » ou de
« mare » qu’ils ont à présent devant les yeux.

Selon les représentations que l’on s’en fait, ouvrage militaire ou paradis des canotiers, les réactions sont bien différentes. Les moins déçus, ce sont les historiens férus de « poliorcétique », c’est ainsi que l’on désigne la technique du siège des villes. Ils soulignent que le « canal des Français » ne servait qu’à réguler les eaux des fossés de la citadelle, destinée à assurer la présence des Français, les
troupes de Louis XIV, dans le but de protéger la nouvelle frontière. Et aux Robertsauviens si fiers de voir renaître près de trois kilomètres de leur cher canal, ils rappellent que notre quartier n’abritait qu’une toute petite partie de ce qui fut une véritable voie d’eau. En effet, sur une longueur de 42,3 km, il reliait la citadelle de Strasbourg à Seltz, dans le but d’acheminer troupes et matériel de guerre.

Et les Pandoures, alors ?

Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle espèce de batraciens découverts lors des opérations de remise en eau du canal. « Pandoure » (ou « pandour ») est un terme croate désignant des troupes irrégulières dans les armées de l’empire d’Autriche, mot qui donnera en français « pandore », employé familièrement pour désigner le gendarme. Les Pandoures hantent les légendes alsaciennes depuis le 18ème siècle, au point de devenir synonymes de « croquemitaines » ou de « pères fouettards ». A l’instar des Suédois, les Pandoures rattachent les Alsaciens aux périodes de pillage et de violence dont notre région a été si souvent la victime.Tentons à présent d’oublier ce passé belliqueux d’un cours d’eau aujourd’hui bien tranquille, privilégions plutôt son caractère pacifique et songeons aux perspectives promises par les nouvelles roselières faisant miroiter le château de Pourtalès.

Jacques Gratecos

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Photo EJ / BDLR

 

Parc Naturel Urbain (PNU) et cadre de vie ?

Parc Naturel Urbain (PNU) et cadre de vie ?

Comment comprendre le rôle d’une association à Strasbourg qui défend le Naturel et l’Urbain? Cela nécessite des explications, car le premier mot lu est « Naturel » alors que nous vivons dans une ville fortement urbanisée et en développement permanent.

Le PNU est une réflexion sur le devenir de notre espace de vie en partenariat avec la Ville de Strasbourg. Comment intégrer de nouvelles constructions tout en pré-
servant le naturel et le cadre de vie ? C’est la démarche principale du PNU.
Il est là pour proposer ce qui doit être protégé et libérer des espaces pour
accueillir de nouveaux habitants.

Signification du nom« Parc Naturel Urbain de Strasbourg »Rhin – Neustadt – Ill

« Parc » définit un périmètre indicatif de travail – voir image jointe -. Sont concernés les Quartiers de la Robertsau, des Quinze, de l’Orangerie, du Tivoli et du Wacken plus la Neustadt.
 « Naturel » toute la biodiversité de la faune et la flore, des espaces verts, des trames bleues de l’Ill, l’Aar, le Rhin, le Muhlwasser, le canal des Français et les différents bras d’eau dans la forêt de la Robertsau. Les jardins familiaux et
les parcs publics font aussi partie de ce périmètre de travail.


« Urbain », le cadre de vie des habitants et sa perspective d’avenir. L’urbanisation intégrée au paysage, l’agro-quartier, les secteurs et les bâtiments à protéger,
le patrimoine bâti.

Pour exemple, analyser et proposer des perspectives pour tous les déplacements dans cet espace de vie (Tram, Bus, Voitures, Vélos, Piétons, Bateaux…).

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Historique

La première mise en place d’un PNU à Strasbourg a été réalisée dans le quartier de Koenigshoffen, de la Montagne Verte et de l’Elsau à partir de 1996. Le PNU Ill Bruche ayant finalisé son travail avec la mise en place de parcours historiques le long de la Bruche et de l’Ill, et la sauvegarde de son patrimoine remarquable, il propose 7 circuits à parcourir à pied ou à vélo pour découvrir son étendue et les richesses qui le composent. Le Conseil de Quartier de la Robertsau  a souhaité prolonger le travail dans la partie Nord et Nord-Est de Strasbourg en suivant les cours d’eaux initiateurs du premier projet.

L’idée est née en 2013 lors de la réfléxion engagée par le Conseil de Quartier de la Robertsau sur la réalisation de l’Agro-Quartier dansl’espace agricole séparant Pourtalès des constructions existantes de la Robertsau. Comment combiner la
préservation du cadre de vie des habitants du quartier tout en réalisant un ensemble immobilier de 400 logements.

Les débats et la dynamique citoyenne

Outre son rôle de participante active à la réfléxion, au débat et aux apports d’idées, l’association PNU de Strasbourg a pour vocation centrale de porter et faire vivre la dynamique citoyenne pour une œuvre commune. Afin de lancer concrètement la démarche PNU Rhin Neustadt Ill, l’association a réalisé un document intitulé « Matrice Générale de Travail » qui va être soumis aux élus responsables de nos quartiers. Il n’a aucune prétention d’exhaustivité, mais se pose comme base d’une vision partagée des potentiels et des enjeux qui l’Echo permettront au PNU Rhin Neustadt Ill de contribuer à construire la ville de demain en respectant la nature. Des ateliers thématiques (Trame verte du Tram, Agro-quartier, trames bleues, patrimoine bâti…) seront créés et permettront à chaque habitant de venir participer aux débats et apporter sa contribution au développement de sa ville et de son quartier.

Bertrand Hirtz

Pour une véritable concertation

Pour une véritable concertation

L’ADIR milite, avec d’autres, depuis plus d’une décennie pour que s’installe une véritable démocratie participative. Elle a apporté au Conseil de quartier de son ressort l’expertise citoyenne de ses membres et les connaissances approfondies de la Robertsau.

Au moment de la réactivation des conseils  de quartier nous souhaitons renouveler notre demande d’institution d’une charte de concertation basée sur les principes suivants :

  • La concertation doit associer tous ceux qui veulent y participer, notamment élus, associations et particuliers.
  • La démarche de concertation doit commencer lorsqu’un projet est envisagé, sans qu’une décision formalisée soit nécessaire.
    
  • Elle ne se limite pas à la population riveraine du projet, mais s’étend à l’ensemble des populations concernées.
    
  • La mise en oeuvre de la concertation procède d’une volonté politique. Il incombe donc à la Municipalité de veiller à sa mise en oeuvre.
  • Toutes les informations doivent être données aux partenaires.

Elles portent sur l’opportunité du projet, les options envisagées, les choix techniques et les sites susceptibles d’être concernés. Il convient d’indiquer, dès le début de la concertation, les étapes du processus décisionnel afi n que le public sache à quel moment et par qui les décisions sont prises. L’information est complète, accessible aux non-spécialistes, permanente et contradictoire. Des possibilités d’expression sont mises à disposition des intéressés et, notamment, des associations.

Il faut également que les documents qui ne font pas l’objet d’une large diffusion soient mis à disposition pour permettre une consultation et une utilisation efficace par les intéressés.

La concertation a, notamment, pour objet :

  • de favoriser le débat ;
  • d’échanger les arguments et de rapprocher les  points de vue ;
  • de favoriser la cohésion sociale ;
  • d’améliorer les projets ou de faire émerger de nouvelles propositions.

Le maître d’ouvrage énonce, tout d’abord, les alternatives et les variantes qu’il a lui-même étudiées et les raisons pour lesquelles il a rejeté certaines d’entre elles. Le maître d’ouvrage réserve un accueil favorable aux demandes d’études complémentaires, dès lors qu’elles posent des questions pertinentes et s’engage, le cas échéant, à procéder à l’étude des solutions alternatives et des variantes.

  • La concertation est un processus qui se poursuit jusqu’à la réalisation effective du projet et même au-delà si nécessaire.
  • 1ère phase : examen de l’opportunité du projet.
  • 2ème phase : défi nition du projet.
  • 3ème phase : réalisation du projet

Un rapport intermédiaire est établi par le maître d’ouvrage à l’issue de la phase de définition du projet et le bilan de la concertation est joint à la délibération du conseil municipal.

René Hampé

Conseil de Quartier nouvelle formule

Conseil de Quartier nouvelle formule

Après six mois d’interruption en raison des élections municipales, la municipalité va réactiver les conseils de quartier sous une nouvelle formule.

La nouvelle formule :

  • Découpage des quartiers : 10 conseils
  • Nombre de collèges : Chaque conseil de quartier sera
    constitué par deux collèges.
    
  • Collège Habitants : majoritaire et paritaire dont deux tiers des membres ont été tirés au sort parmi les canditatures qui ont été déposée jusqu’au
    28 novembre 2014. L’autre tiers sera composé de personnes tirées au sort à partir des listes électorales.
  • Collège des associations et acteurs socioprofessionnels, appelé « forces vives » La moitié des membres sera tirée au sort parmi les candidats, l’autre moitié désignée par les adjoints de quartier.

Les conseils seront opérationnels en janvier 2015. L’interruption de fonctionnement sera donc de 10 mois. L’absence d’un tuilage (continuation du mandat d’un pourcentage de membres sortants) rend difficile le suivi des dossiers. La désignation par tirage au sort sur les listes électorales fut un échec de participation. La municipalité n’a pas pris en compte les nombreuses observations des conseils sortants.

A la Robertsau la suite de la remise du cahier d’attentes concernant l’agroquartier est resté en rade. 

René Hampé

L’île des sports, ça bouge !

L’île des sports, ça bouge !

Si la Robertsau passe aux yeux des Strasbourgeois pour le « poumon vert » de notre ville, ce n’est pas seulement parce qu’elle se pare d’une forêt, de nombreux parcs et de jardins familiaux. Elle bénéficie aussi de cette appellation grâce à l’île du Wacken.

C’était là que, depuis fort longtemps, lycées strasbourgeois, associations ou clubs avaient trouvé les espaces nécessaires à différentes pratiques sportives. Cependant force était de constater que les ins- tallations étaient vieillissantes. Les bâtiments provisoires, quant à eux, duraient plus longtemps que s’ils avaient été définitifs. Et ce n’est pas la création du boulevard Pierre Pflimlin qui améliora les choses, bien au contraire.

Il était grand temps de rénover ou de reconstruire.

Même si ce sont 30 ha qu’occupe la plaine sportive de l’île du Wacken, que l’on nomme désormais « l’île des sports », il n’était pour autant pas souhaitable de couper cette immense superficie en tranches que l’on aurait réparties entre les différents organismes utilisateurs.

Non seulement une telle politique aurait abouti à la création de « prés carrés », au sens propre du terme, mais elle n’aurait pas permis de satisfaire les ambitions tout à fait légitimes des pratiquants et des responsables sportifs. Parmi les solutions proposées, deux s’imposèrent rapidement : regrouper les associations et mutualiser les espaces.

Un regroupement réussi, alors qu’un autre fait grincer les dents.

Le complexe de pétanque inauguré depuis peu est un exemple réussi de regroupement dont ont su bénéficier les clubs « Boulistes Strasbourgeois » et « Robertsau Contades ». Disposant d’un bâtiment de 200 m2, comprenant deux club-houses indépendants et un bloc sanitaire commun, ils peuvent à présent se mesurer sur 35 terrains de pétanque, dont 4 terrains couverts par un auvent béton. Belle réalisation que cette opération !

Pour autant les mutualisations, assurément indispensables, ne sont pas nécessairement du goût de tous et c’est un club de gymnastique cher aux vieux Robertsauviens, la Concorde, qui en a fait les frais. Voici l’histoire :

  • Premier temps : la CUS a besoin du terrain occupé par la section tennis du SUC, le Strasbourg Université club, afin d’y construire le PEX, le nouveau Parc des Expositions.
  • Deuxième temps : au SUC, qui croyait rejoindre l’ïle des sports, on propose finalement de s’associer à l’Ill Tennis Club situé rue de la Fourmi, à quelques pas du quai Jacoutot.
  • Troisième temps : la mutualisation des deux clubs de tennis impose la construction d’un nouveau hall couvert et l’aménagement des espaces extérieurs dévolus précédemment à la Concorde
  • Dernier temps : la Concorde voit de ce fait tous ses projets de modernisation et d’extension détruits.

Une dynamique mettant en œuvre tous les ressorts de la citoyenneté.

Cependant un échec ne doit pas faire oublier les avantages liés à la mise en œuvre du projet de l’île des sports. Au delà de l’amélioration d’équipements sportifs, qui devraient satisfaire ces passionnés de tennis, de pétanque ou de football, insistons plutôt sur le partenariat entre la Ville
et les douze associations concernées qui ne cachent pas leur satisfaction.

La conclusion de cette opération serait que l’on est toujours gagnant à vouloir jouer le jeu de la citoyenneté

Jacques Gratecos

RISQUES INDUSTRIELS

RISQUES INDUSTRIELS

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© Photo Emmanuel Jacob / tdr

Le bilan de la prévention des risques industriels en Alsace présenté récemment par la DREAL, et rapporté dans l’édition du 8 novembre des Dernières Nouvelles d’Alsace, appelle de ma part un certain nombre de réflexions. En Alsace, comme dans le reste de la France, les PPRT ont été approuvés à marche forcée sur ordre du Ministre, contrairement aux affirmations de Madame Ségolène Royale qui déclarait le 5 avril dernier à l’occasion de l’assemblée générale de France Nature Environnement :

« Les certitudes arrogantes assénées par les décideurs n’aident ni à réparer le présent, ni à préparer l’avenir ….. Le temps est à l’efficacité et à la morale de l’action publique». Il est aussi « à l’association des citoyens aux décisions qui les concernent » ajoutait-elle.

Les associations de défense des riverains, membres de la Coordination Nationale des Associations Riveraines des Sites Seveso, réunies à PARIS le samedi 25 octobre 2014, ont malheureusement dû constater le manque de transparence complète des DREAL dans l’établissement des études de risques qui conditionnent les zones de danger des PPRT. Le refus de communiquer les bases des calculs permettant d’établir les cartes de risques est général. Ce manque d’information est certainement à la base de la mauvaise acceptation de ces plans par la population. De plus il faut constater que le principe polleur-payeur n’est en aucun cas respecté.

A Strasbourg, l’élaboration du PPRT du Port aux pétroles est une bonne illustration de ce qui précède. Depuis l’enquête publique réalisée au début de l’année 2013, l’ADIR soutient, explications techniques à l’appui, que les critères d’exclusion du PPRT, fixés par la loi, d’un certain nombre de risques industriels existants ne sont pas remplis. Cette situation a conduit l’Association à porter recours devant le Tribunal Administratif. Depuis bientôt deux années, les services de l’État n’ont pas trouvé de réponses aux arguments avancés. Ainsi le PPRT du Port aux pétroles, loin de sécuriser les riverains, occulte un certain nombre de risques bien présents.

Pire, une inspection du site de RUBIS TERMINAL le 6 février 2014 montrait que les prescriptions de l’arrêté ministériel du 10 mai 2000 fixant les conditions d’exploitation du site n’étaient pas respectées. Le constat d’une visite de contrôle en date du 27 mars 2014 convenait que la situation était rétablie, mais mettait en lumière que « La présence dans une même capacité de rétention de liquides inflammables et de substances susceptibles de dégager du cyanure d’hydrogène en cas d’incendie pose question ». Cette situation présente des risques de toxicité aiguë et de dégagement d’acide cyanhydrique en cas d’incendie ou d’échauffement, mais elle n’a pas été répertoriée dans les risques pris en compte lors de l’élaboration du PPRT.

En ce qui concerne les projets de géothermie profonde, quatre dans l’agglomération strasbourgeoise, aucun accord de forage n’a été donné à ce jour. L’ADIR, concernée par une installation prévue au cœur du Port aux pétroles, s’étonne que ce projet puisse même être évoqué, sachant qu’à ce jour, tous les sites de ce type dans le monde ont dû faire face à l’occurrence de microséismes pouvant être ressentis par la population avec des conséquences parfois néfastes sur les bâtiments. Le phénomène de sismicité induite, bien que connu, n’est pas encore expliqué physiquement par les scientifiques. Les sinistres provoqués au sein de l’environnement bâti, les risques de pollution et ceux liés à un environnement dangereux comme le Port aux pétroles, répertoriés dans tous les forages de ce type, doivent impérativement être pris en compte dans les décisions d’autorisation qui seront prises par l’autorité préfectorale, après avis de la DREAL.

La population, souvent représentée par des associations responsables, doit être associée à la maîtrise de ces risques. La transparence en ce domaine est la condition de l’acceptation des risques industriels, inhérents à l’activité humaine.

 Jean Daniel Braun / novembre 2014

Patrimoine : Le foyer Saint-Louis

Patrimoine : Le foyer Saint-Louis

La décision de la paroisse de vendre l’actuel foyer St Louis a donné lieu à de multiples protestations. Avec l’autorisation du Blog de la Robertsau, nous en citons l’une des plus pertinentes.

Commentaire de Marc Hoffsess à l’article « Foyer St Louis : sa fin de vie est programmée » du 27 juin 2014 sur le Blog de la Robertsau http://www.robertsau.eu :

Si ces projets se concrétisent, c’est un pan entier de la mémoire de notre quartier qui disparaîtra. Le foyer Saint-Louis, c’est 100 ans de vie associative, paroissiale, familiale, un lieu qui résonne encore des cris d’enfants scouts, des exclamations de joie des mariages, des éclats de rire des pièces de théâtre alsacien, des prières et chants oecuméniques lorsqu’il servait de lieu de culte durant les travaux des églises catholique et protestante du quartier, des invectives échan- gées lors des réunions publiques ou électorales,…

Qui, habitant de la Robertsau, n’y a jamais vécu de ces moments- là ? Le foyer Saint-Louis, c’est le « Bengeles » de la première moitié du siècle dernier, club de gymnastique, de basket, puis club de handball, oui, le FCJ – Foyer Club des Jeunes – qui deviendra l’ASL Robertsau, est né ici. Que dire des kermesses, des spectacles, des « gärtnerowe » et des « Saint- Fiacre », qui rythmèrent durant des années la vie de ce foyer ? Des générations de Robertsauviennes et de Robertsauviens ont vécu le Foyer Saint-Louis, pour des instants de joie, de partage, de peines aussi.

Qui acceptera que cette mémoire- là soit gommée ?

Ce serait la paroisse Saint-Louis elle-même, qui détruirait ce qu’elle a apporté à ce quartier ?

La paroisse Saint-Louis elle-même, son curé, ses animateurs, ses fidèles, qui effaceraient d’un coup d’éponge immobilière le supplément d’âme qu’avec son foyer, elle a apportée à notre quartier ? Ceci est proprement incompréhensible.

Le Foyer Saint-Louis doit demeurer, dans ses fonctions associatives, familiales, collectives et sociales. Il doit continuer à être ce lieu de convivialité et de rencontre, au service de notre vie collective, au coeur de notre quartier.

Quoi en faire ? Mais ce qu’il a toujours été !

On ne sait rien encore du projet de nouveau foyer, envisagé à côté de l’église. Mais ce nouveau foyer paroissial ne doit pas conduire à la destruction de l’actuel foyer Saint-Louis, que nous rêvons en lieu municipal de réunions, de spectacles, d’expositions et de rencontres, ouverts à toutes et à tous. Le foyer Saint-Louis, lieu patrimonial de mémoire collective, doit être considéré comme un lieu public, appartenant à tous. Puisque la paroisse se défait de cette responsabilité collective, il incombe désormais à ceux qui sont en charge de la vie de la collectivité, de ce fameux « vivre ensemble » dont on se targue tant, de le sauver.

Demande de protection au titre des monuments historiques

La Direction des Affaires Culturelles de la préfecture a répondu à la demande d’inscription au titre des monuments historiques de divers éléments du centre de la Robertsau, déposée par l’association Patrimoine et Modernité de la Robertsau.

« Par correspondance du 12 mars 2014 reçue à la conservation régionale des monuments histo- riques, vous avez souhaité que le foyer paroissial Saint-Louis sis 3 rue du Docteur Maurice Freysz puisse bénéficier d’une mesure d’inscription au titre des monuments historique au vu de son intérêt patrimonial et historique. Par ailleurs, je me dois de vous préciser que le Collège ainsi que le Presbytère catholique est en cours d’instruction… »

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300 personnes à la réunion publique de l’ADIR sur le projet de géothermie profonde au port aux pétroles

300 personnes à la réunion publique de l’ADIR sur le projet de géothermie profonde au port aux pétroles

Géothermie profonde, réunion publique de l’ADIR

En plein mois de décembre, alors que les agendas sont bien remplis, et que nous avons tous la tête dans les fêtes de fin d’année,  il n’est pas évident de mobiliser le public sur un sujet complexe et délicat comme la géothermie profonde. L’ADIR a pourtant considéré qu’il était de son devoir d’informer les habitants en organisant une réunion publique, d’autant que l’on annonce l’enquête publique pour janvier 2015.

Près de 300 personnes étaient là, le 11 décembre à l’Escale, preuve que le sujet ne laisse pas indifférent, et que l’on se pose beaucoup de questions.

Une réunion à écouter ci-dessous ou à télécharger :

vous pouvez retrouver ci-dessous le podcast de la présentation en différents formats :

Podcast avec les diapos (à lire avec iTunes)

Fichier audio de la présentation (MP3)

Questions et dialogues (MP3)

Pour télécharger directement sur votre ordinateur faites un « clic droit » puis télécharger…

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Une salle pleine pour s’informer sur les projets de géothermie profonde à Strasbourg © Photo Emmanuel Jacob

Ci-dessous quelques photos de la soirées

 

Edito : Enfin Fonroche vint, et, le premier en France…

Edito : Enfin Fonroche vint, et, le premier en France…

Pourquoi ne pas pasticher Boileau faisant l’éloge de Malherbe dans l’Art poétique pour évoquer l’essentiel de la communication de l’entreprise qui projette plusieurs forages de géothermie profonrochefonde sous nos pieds et aux alentours de Strasbourg ?

Car nous les avons rencontrés, ces Zorros du forage, nous avons parlé en tête à tête avec eux, et, au terme de notre discussion, il est vrai que nous n’avons pu que réviser nos positions : Nous avions affaire aux meilleurs et nous pouvions être fiers de côtoyer enfin de vrais experts qui eux savaient et maîtrisaient l’alpha et l’oméga du forage profond. Pour résumer le propos de l’entreprise, une formule « Tout est prévu, le risque zéro existe », avec, comme corollaire pour les plus récalcitrants, un plus expéditif : « Circulez, il n’y a rien à voir ».

Nous avons aussi compris que les techniques mises en œuvre à Bâle, Landau ou Saint- Gall devaient être qualifiées de moyenâgeuses et qu’il était logique qu’elles aient entraîné autant de perturbations pour les habitants de ces villes si proches de Strasbourg.

Là-bas l’on ne disposait pas d’ingénieurs de qualité et les conséquences malheureuses que l’on sait n’étaient que trop prévisibles… a posteriori.
Enfin nous nous sommes interrogés sur le manque d’audace de nos voisins allemands qui s’émeuvent également de la multiplication des forages prévus aussi bien en Allemagne qu’en France ?

Nous, les Français, serions plus malins qu’eux et n’hésiterions pas à tirer tout le bénéfice de cette énergie prétendument renouvelable.

Pour couronner le tout un article des DNA du 20/11/14 vint nous confirmer que nous ne pouvions qu’être béats d’admiration devant les progrès réalisés tout dernièrement dans les procédés de forage. La preuve de cette affirmation « Il ne peut pas se produire de microséisme ».

L’on peut de ce fait aujourd’hui être totalement rassuré.

Curieusement, au sein du comité de l’ADIR, certains s’interrogent pourtant sur le sens de cette phrase attribuée à Albert Einstein : « La folie consiste à faire la même chose encore et encore et à attendre des résul-

L’Echo de la Robertsau 255 est disponible

L’Echo de la Robertsau 255 est disponible

Le numéro 255 de l’Echo de la Robertsau est prêt à arriver dans votre boite aux lettres

Nous remercions nos annonceurs qui, par leur confiance renouvelée, assurent la pérennité de l’Echo de la Robertsau et la diffusion de nos informations. L’Echo de la Robertsau encourage ses lecteurs à soutenir le commerce de proximité :les commerçants et artisans de la Robertsau

Dans quelques jours, les distributeurs bénévoles de l’ADIR vont sillonner les rues de la Robertsau pour vous distribuer ce numéro :

Au sommaire : 

  • L’édito du président
  • La réunion publique sur la Géothermie profonde à la Robertsau
  • Le foyer Saint-Louis, Projet de la maison paroissiale, Kaysersguet
  • Risques industriels,
  • L’île des sports,ça bouge !
  • Conseil de Quartier nouvelle formule
  • Pour une véritable concertation
  • Parc Naturel Urbain (PNU) et cadre de vie ?
  • Français ou Pandoures, mêmes combats
  • Mélanie de Pourtalès, connue jusqu’au Brésil
  • L’Orchestre d’Harmonie Caecilia
  • L’agenda

Pour disposer de version numérique de ce numéro (PDF) il suffit de cliquer sur l’image ci dessous, ou de le télécharger via notre page ECHO où vous y trouverez également les anciens numéros.

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