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Mois : décembre 2015

René Hampé nous a quittés

René Hampé nous a quittés

Les membres du comité et les adhérents de l’ADIR ont l’immense tristesse de vous annoncer le décès de leur ami, et ancien président, René Hampé.

René Hampé à l'assemblée Générale de l'Adir le 17 avril 2015
René Hampé à l’assemblée Générale de l’Adir le 17 avril 2015

Président de l’ADIR de 1999 à 2013, il a toujours œuvré avec passion pour défendre les intérêts de la Robertsau. Amoureux de la nature et du patrimoine de son quartier, il savait s’engager pour défendre ses valeurs.

Que ce soit en politique, dans la vie associative ou dans sa vie professionnelle, il a toujours insufflé des dynamiques de soutien à la Robertsau et a su rassembler pour une vision plus belle de notre société.

Si tu n’avais pas été là, la Robertsau aurait été très différente.Ses habitants te doivent beaucoup.

Adieu l’ami. Tu nous manques déjà.

A son épouse Jacqueline, à ses enfants, à sa famille, à ses proches, nous présentons nos sincères condoléances.

À l’espace Apollonia, le premier opéra Robertsauvien

À l’espace Apollonia, le premier opéra Robertsauvien

Au 17ème siècle faire l’opéra  signifiait remporter une victoire inespérée au jeu de cartes. Lors du  vernissage de l’exposition de Frantisek Zvardon, donné à l’Espace Apollonia dans le cadre de Musica, les personnes présentes ont eu le sentiment de partager un grand moment. Refaisons le parcours de cette étonnante soirée.

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Découverte du décor.

Un  bâtiment inattendu, l’Espace Apollonia, situé rue Boecklin, en face du Lieu d’Europe.

Surpris, on l’est, par une architecture inhabituelle à la Robertsau que l’on qualifie trop simplement de « quartier européen » ou, pour certains nostalgiques, de «  faubourg maraîcher ».

Etonnés dès les premiers pas, parce que, en bons lecteurs des DNA, l’on avait appris qu’un incendie avait frappé Apollonia au mois d’août ; or les cendres et les murs noircis se sont effacés pour faire place à un lieu d’exposition immaculé.

Convaincus après avoir pénétré dans le local qu’il existe, à Strasbourg, des lieux insoupçonnés, objets de patrimoine mais aussi vecteurs d’images différentes offertes à des badauds, à des observateurs attentifs ou à des collectionneurs curieux.

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Quand l’histoire d’une famille raconte l’histoire de notre quartier

Quand l’histoire d’une famille raconte l’histoire de notre quartier

Les amateurs de vieilles cartes postales sont gâtés lorsqu’ils se mettent en quête de photographies représentant les anciens cafés et restaurants de la Robertsau. En effet notre quartier en comptait au début du 20ème siècle un grand nombre dont la plupart ont aujourd’hui disparu. Cependant l’un d’entre eux est toujours debout, bien campé au début de la rue Boecklin.

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Il se nomme Au Bon Pasteur connu avant 1918 sous le nom de Zum guten Hirten. Le pas-sant curieux, s’il daigne s’attarder quelques secondes devant le portail situé entre le restaurant et la boutique Toutou et Gros Minet, parvient à distinguer dans le fond de la cour un hangar d’un autre âge précédé d’un auvent. Qui sait à la Robertsau que ce lieu abrita jusqu’en 1902 un élevage de taureaux ?

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Restaurant La Vignette à la Robertsau : éléments d’histoire

Restaurant La Vignette à la Robertsau : éléments d’histoire

Michel Beiger, son créateur et ancien propriétaire nous a fait parvenir ce texte pour contribuer à enrichir l’histoire de ce sympathique restaurant de notre quartier.

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Lorsqu’en 1982 je décidai d’acheter le « petit fonds » de La Vignette, c’était un bistrot de quartier qui servait uniquement boissons, bière, vins en pichet à une clientèle d’habitués. J’avais eu le coup de foudre pour ce lieu, je pressentais qu’il y avait là de quoi faire une table de charme dans ce faubourg maraîcher. Les atouts étaient nombreux. A l’arrière de cette petite maison de type alsacien, une ancienne menuiserie désaffectée et presqu’en ruine mais qui laissait espérer qu’on pouvait s’agrandir de ce côté.
Inconvénients majeurs : pas de cuisine professionnelle, ni de tout- à-l’égout et les toilettes sans chauffage dans la cour. Mais le challenge valait la peine d’être relevé, ce que je s avec l’aide d’un associé, ancien GO du Club Med. La petite cuisine fut aménagée en cuisine de restaurant fonctionnelle, la salle fut repeinte, les murs et le plafond en bordeaux, les boiseries en vert.On fit installer un dessus de bar en bois pour ranger les verres et dissimuler l’éclairage zénithal. Je décorai la salle de reproductions photographiques de cartes postales anciennes de Strasbourg qui provenaient de ma collection personnelle.

L’inauguration eut lieu en novembre 1983 .Les débuts furent difficiles. Mon associé quitta le navire dès le mois de mars 1984. Mais à force de persévérance et de pugnacité la situation s’améliora petit à petit.

Le restaurant se fit progressivement une clientèle de tous les envi- rons de Strasbourg. J’organisais des soirées jazz et Beaujolais nouveau avec orchestre, qui contribuèrent à me faire connaître. Je restais cependant toujours sous-locataire de la Brasserie, elle-même locataire principale des Tretsch, Robertsauviens à qui appartenait l‘ensemble.

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Pour que vivent les cabanes à livres

Pour que vivent les cabanes à livres

Le constat n’est plus à faire mais la bêtise humaine n’a de cesse de progresser. En voici une nouvelle preuve .

DCapture d’écran 2016-01-21 à 09.39.45ans la nuit du 30 juillet la cabane à livres de l’Orangerie a une fois de plus été réduite en cendres par de tristes sbires L’incompréhension est totale vis-à-vis d’un tel acte. Comment peut on réduire à néant une idée aussi généreuse, gratuite, en l’occurrence la mise à disposition de livres pour tous, permettant la découverte, la rencontre, l’échange, la détente, le plaisir de lire tout simplement ? L’ADIR tient à partager l’indignation de l’association ADIQ (association de défense des quartiers centre est), gérant du cabanon, ainsi que des fort nombreux amoureux des livres (sans doute aussi des Robertsauviens). Il faut espérer que cette petite ruche de savoir et de plaisir retrouve rapidement sa place car une idée généreuse ne saurait disparaitre.

Et « Je dirais même plus »(comme s’exprimaient les truculents personnages apparaissant dans les aventures de TINTIN : les frères DuponT ou D) pourquoi cette belle idée ne serait-elle pas aussi trans- posée dans notre beau quartier, soit à la petite Orangerie,au parc de Pourtalès voire au lieu d’Europe ?

Epilogue :

C’est avec un énorme satisfaction que l’on apprend par voie de presse (article des DNA du 10/10) que la cabane de l’Orangerie va renaître de ses cendres grâce à l’aide précieuse et appréciable des Compagnons du devoir qui se seraient engagés pour cette re…construction.

Robert Lux

Brèves

Brèves

Nouvelle Coop de la Robertsau : penser local, agir local

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Killien BRUN, manager à la Nouvelle COOP : © Photo EJ / TDR

L’ADIR ne peut que se réjouir de l’ouverture, le 20 novembre, de la Nouvelle Coop d’Alsace à la Robertsau au 85 rue Boecklin. L’enseigne qui a un attachement fort avec notre quartier a bien failli disparaître suite aux difficultés qui ont fait la une de la presse.

C’était sans compter la volonté de Pierre Adam et Henri Ancel qui ont repris la marque et 4 magasins dont celui de la Robertsau avec un tout nouveau positionnement commercial « Agir local, penser local ».

Vous allez y trouver des produits répondant à des critères de traça- bilité et de proximité des produc- teurs, sans forcément se limiter aux produits biologiques. L’objectif est bien de réconcilier producteurs et consommateurs, dans une plus grande transparence et avec une volonté de sélectionner des produits plus sains. Ce positionnement complète l’offre commerciale sur la Robertsau, sans entrer en concurrence frontale avec les autres enseignes existantes.

Jardin de Marthe : les terrains sanctuarisés pour l’agriculture

Jean-Paul Bastian et Françoise Buffet, adjointe au maire
Jean-Paul Bastian et Françoise Buffet, adjointe au maire : © Photo EJ / TDR

Jeudi 15 octobre, la Ville de Strasbourg, l’Eurométropole, la chambre régionale d’agriculture et les agriculteurs bio d’Alsace ont choisi l’exploitation maraîchère Le Jardin de Marthe pour signer la nouvelle convention de partenariat visant « le développement d’une agriculture locale, durable et inno- vante ».

Pour Jean-Paul Bastian, président de la Chambre Régionale d’Agriculture :

« C’était le moment de faire le point sur le chemin parcouru et de tracer les lignes pour les prochaines années. Il faut que le monde agricole travaille de manière plus étroite avec les villes. Avant on avait l’impression qu’il n’y avait pas de relations, maintenant elles sont plus of cielles et avec des actions concrètes qui permettent de les symboliser. »

Pour illustrer cette volonté, la cérémonie a eu lieu « Au Jardin de Marthe » récemment repris par David Hornecker et sa sœur Laetitia. Ils exploitent des terrains propriétés de la ville de Strasbourg, autrefois promis à être livrés à des promotions immobilières, mais qui ont été sanctuarisés pour un usage exclusif d’agriculture bio.

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La géothermie profonde ignore les citoyens

La géothermie profonde ignore les citoyens

FONROCHE a retiré cet été son projet de forer à 5000 m de profondeur au Port aux pétroles. C’est à vous, habitants de la Robertsau, avec près de 150 contributions remises au Commissaire enquêteur, que revient la paternité de ce résultat. Mais ce sont aussi nos amis allemands, avec plus de 700 participations, et la municipalité de Kehl, qui ont aussi convaincu le Commissaire enquêteur des dangers de ce projet. Merci à vous tous !

carte geothermie

Devant la levée de boucliers dans nos quartiers, des réunions publiques très suivies, des articles dans la presse, la municipalité de Strasbourg a décidé de ne pas ajouter de risques à ceux déjà présents au Port aux pétroles. Position annoncée lors de la réunion du 12 mars dernier et concrétisée par un avis négatif au Commissaire enquêteur, même si remis en dehors des délais de l’enquête.

La Robertsau ne verra donc pas de forage géothermique profond dans les prochaines années. Mais la municipalité de Strasbourg n’abandonne pas l’idée que cette technique a un avenir dans l’Eurométropole. A plusieurs reprises ses responsables ont afirrmé que cette technique d’avenir était bonne, mais pas n’importe où.

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PNU : Parc Naturel Urbain

PNU : Parc Naturel Urbain

Lancée en Mai 2015 la démarche d’extension du Parc Naturel Urbain (PNU) à la Robertsau et au Conseil des XV se poursuit

Rappel du concept

Un Parc naturel urbain corres- pond à un projet de territoire basé sur la collaboration étroite entre acteurs locaux, élus et services de la Ville, sous la forme d’ateliers de co-construction du projet. C’est la préservation et la valorisation des espaces aquatiques, naturels et agricoles en milieu urbain qui en est l’enjeu. Il n’est pas seulement question d’espaces verts ou naturels à valoriser d’un côté et de quartiers urbanisés de l’autre, mais bien de l’association entre la nature, la ville et les citoyens. Une gestion équilibrée et collective d’une « trame verte » urbaine permettrait au citadin de mieux vivre son quartier, sa ville.

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Aidez les Fripouilles à rester à la Robertsau

Aidez les Fripouilles à rester à la Robertsau

Les Fripouilles est une crèche parentale, elle est à la recherche urgente de nouveaux locaux.

 

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Créée en septembre 1988, la crèche parentale les Fripouilles accueille 11 enfants de 12 semaines à 4 ans. L’investissement des parents dans la vie de la crèche se traduit également par leur présence une demi-journée par semaine afin de seconder l’équipe pédagogique.

L’équipe pédagogique qui est en charge de l’accueil des enfants se compose de professionnels expérimentés et qualifiés (éduca- trice de jeunes enfants, auxiliaire de puériculture).

« Notre crèche accueille 11 enfants et emploie 4 personnes à plein temps, elle est gérée par les parents. Elle loue un jardin rue de la Carpe Haute et fait profiter les enfants de ce beau quartier qu’est la Robertsau. Elle crée aussi des liens entre les habitants à travers leurs enfants et participe à la vie du quartier.

Le propriétaire de l’immeuble dans lequel nous louons nos locaux a décidé de vendre et nous sommes donc obligés de chercher des nouveaux locaux. La crèche souhaite évidemment rester à la Robertsau, et ce n’est pas une tâche aisée de trouver des locaux à louer. Si nous ne trouvons rien d’ici un an, la crèche devra fermer. »

Il serait effectivement dommage que cette structure qui rend d’immenses services aux parents doive fermer. Alors si vous avez un bon plan, une adresse : n’hésitez pas à contacter Aurélie Robischung, la présidente de l’association : president.les.fripouilles@gmail.com

Plus de renseignements sur le site www.crechelesfripouilles.fr

Urbanisme : construire la ville

Urbanisme : construire la ville

Une ville n’est pas une succession désordonnée de constructions au fil des ans. C’est un concept qui mêle des espaces de vie, des espaces commerciaux, de rencontres et de respiration. Permettre aux habitants de s’épanouir dans cet ensemble nécessite un équilibre entre les différentes fonctions.

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L’histoire de la Robertsau a conduit à un entremêlement peu rationnel qui, entre autres, provoque une circulation pour le moins chaotique où les modes de déplacement sont obligés de cohabiter et parfois de s’entrechoquer. La dissémination des commerces en longueur, tout au long de la rue Boecklin, pénalise cette activité et oblige souvent à des déplacements relativement longs. La cohésion des habitants est pénalisée par l’absence de lieux de rencontre.

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Le tourisme : une manne indispensable pour notre région

Le tourisme : une manne indispensable pour notre région

Le tourisme n’est pas, il faut bien le dire, un sujet traité régulièrement dans les colonnes de L’ECHO. En effet notre quartier se singularise plutôt par son caractère européen et son côté nature et, même si les bons restaurants n’y sont pas rares, les touristes venus de loin n’en forment pas la majorité de la clientèle.

C’est bien plutôt par l’esprit d’ouverture de l’ADIR qu’il faut envisager notre première participation à ce dîner-débat qui a eu lieu le 13 octobre dernier.
Ouverture sur les autres associations d’abord puisque nous avons choisi de nous associer à l’ADIQ, l’association du Quartier des Quinze, ainsi qu’au Marketing Club/Euro-Regio Club et à Cœur et Amitié . En effet rencontrer des personnes venues d’autres quartiers et d’autres horizons associatifs ne peut être que bénéfique pour alimenter un débat d’idées. Cela reste aussi un moyen de diversi er les sujets proposés à nos adhérents qui, même s’ils sont attentifs à l’évolution de la Robertsau, n’entendent pas pour autant en faire leur unique sujet de discussion et de réflexion

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Commerces : La Robertsau paradis de la bonne chère

Commerces : La Robertsau paradis de la bonne chère

Longtemps la Robertsau fut considérée par ses habitants eux-mêmes comme le quartier de Strasbourg où il faisait bon vivre mais où l’offre commerciale, jugée insufisante, obligeait de « se rendre en ville » pour y effectuer ses achats.

poissonnerieDes supermarchés étaient à l’œuvre pour remplir cabas, couns et paniers mais il manquait parfois le mets rare ou la petite gourmandise. Et puis en octobre 1993 fut inauguré par Mme Catherine Trautmann ce que d’aucuns appelaient le « petit » marché de la Robertsau. Beaucoup restaient sceptiques et pensaient que l’expérience ferait long feu. Or ce marché non seulement trouva sa clientèle, il suffit de voir aujourd’hui les les d’attente devant les différents stands, mais il contribua à encourager nombre d’habitants du quartier à trouver ici même de quoi les satisfaire.

L’on connaît le vieil adage « la foule attire la foule » et il se vérifia une fois de plus lorsque des commerçants attentifs à cette évolution décidèrent d’ouvrir boucherie, poissonnerie ou librairie.

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