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Mois : mars 2014

Etre l’écho de la Robertsau face au PPRT

Etre l’écho de la Robertsau face au PPRT

Depuis sa création en 1958, l’ADIR est toujours restée fidèle à sa volonté de défendre les habitants de notre quartier. En un peu plus d’un demi- siècle les occasions ont été fort nombreuses de s’emparer des dossiers brûlants pour faire apparaître les inquiétudes des Robertsauviens, les incohérences ou irrégularités des projets, et tenter d’obtenir des pouvoirs publics qu’ils y apportent des solutions satisfaisantes.

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Parmi ceux-ci l’action entreprise par l’ADIR contre le PPRT est exemplaire et ce à plusieurs titres.

Signaler le caractère dangereux de ce qui peut nuire à la bonne santé de nos concitoyens, tel est notre premier objectif. Or le Port aux Pétroles, s’il présente l’avantage d’apporter une activité économique à notre quartier, « accumule » mal- heureusement les industries de type Seveso. Peut-on raisonnablement accepter qu’à quelques centaines de mètres de nos maisons perdurent des établissements qui, s’ils demandaient aujourd’hui l’autorisation de s’y installer, seraient immédiatement déboutés ?

Entreprendre une action en y asso- ciant la population par le biais de réunions publiques, et en la tenant continuellement informée dans les articles de l’ECHO, est indispensable. L’éthique, pour notre association, est nullement un mot à la mode. C’est pourquoi nous esti- mons ne pas pouvoir nous arroger le titre d’ « association de défense » de tout un quartier sans que nos concitoyens ne soient informés des péripéties et des avatars de certains dossiers. Ainsi vous savez aujourd’hui que l’étendue des périmètres dangereux a été très fluctuante au cours des derniers mois. Un secteur dangereux dans la première version du PPRT ne l’était quasiment plus dans la seconde version, alors qu’aucun des travaux de suppression des risques annoncés n’avait été réalisé entre temps.

Ces incohérences devaient être mises en évidence, nous vous les avons exposées à plusieurs reprises dans l’ECHO et lors des dernières réunions publiques.

Associer les forces vives de la Robertsau dans ce combat de longue haleine s’est vite révélé nécessaire. Aussi est-ce tout naturel- lement que l’Association de pêche et l’Association des naturistes ont été solidaires et nous ont rejoints. Nous avons tous trois décidé d’agir collectivement dans ce combat, coopération et engagement n’ont pas été de vains mots. Réunissant un trio d’associations responsables et dynamiques, il était d’autant plus facile de faire entendre notre voix auprès de la Préfecture.

En parallèle, notre souci de régler les désaccords que nous avions avec les autorités préfectorales, a confirmé la solidité de notre équipe. C’est sous l’égide de René Hampé que Jean-Daniel Braun s’est emparé de ce dossier éminemment complexe, l’a disséqué et analysé, et en a fait émergerlesnombreusesanomalies techniques et réglementaires. Des explications, des éclaircissements ont été souvent indispensables, ils furent apportés en faisant preuve de clarté et de pédagogie.

Le différend administratif n’est pas encore réglé.La solution préconisée par le Tribunal administratif, une fermeture de l’accès à ce secteur lors des opérations de chargement et de déchargement, est à l’évidence totalement inco- hérente pour les Robertsauviens et au-delà, pour tous les usagers des zones de loisirs.

Concrètement, pouvez-vous imaginer qu’après une petite promenade sur la digue du Rhin le long des zones de loisirs, vous vous retrouviez « coincé » parce qu’une péniche arrivée entre temps est en train de vider son contenu explosif ou toxique, et qu’il vous faille donc attendre environ une douzaine d’heures la réouverture de la route ?

Nous attendons des réponses claires et responsables que nous ne manquerons pas de vous trans- mettre. Là aussi, la décision des pouvoirs publics se doit d’être exemplaire.

 
Jacques Gratecos 
Patrimoine : La Bleich

Patrimoine : La Bleich

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La « Meyersbleich », 65 rue des Chasseurs, seul vestige des « Bleiche » (blanchisseries) qui depuis le début du XVIIème siècle, avaient trouvé à la Robertsau des conditions idéales pour l’exercice de leur métier : de l’eau en abondance et des prairies de grande étendue à proximité pour le blanchiment de toiles de lin écru.

Six de ces blanchisseries nous sont connues : à l’entrée de la Au, dans la Oberau, dans la Mittelau et dans la Niederau. De nos jours encore, une désignation parcellaire fait référence à la Zaepffelsbleich se situant de part et d’autre de l’ancienne allée Zaepffel, aujourd’hui allée René Cassin.

La chronologie des faits 

  • 5 Novembre 2010 : Dans le cadre de l’opération de mise en adjudication de plusieurs terrains appartenant à la ville figure la parcelle où est implan- tée la « Bleich ». Dans la fiche de prescription de cette parcelle il est bien précisé que la maison sera préservée et réhabilitée. En revanche, dans le règlement, il est précisé : « une liberté est laissée de conserver ou démolir la maison exis- tante et, dans l’optique d’une conser- vation, le bâtiment devra faire l’objet d’une réhabilitation de qualité et s’inscrire en cohérence avec le projet global sur la parcelle. » Exactement le contraire de la fiche de prescription…
  • 6 juillet 2011 : Lors de la présentation des projets, le Conseil de quartier a posé le problème du devenir des résidents. Certains membres ont plaidé la préservation de la Bleich.
  • 8 juin 2012 : Présentation aux riverains de plusieurs hypothèses de projets.
  • 1er décembre 2012 : Les habitants du secteur Chasseurs ont été invités afin de les informer de la décision de la municipalité de retenir le projet urbain qui aura comme conséquence la démolition de la Bleich.
  • 7 décembre 2012 : Dans une lettre ouverte adressée au Maire de Strasbourg, l’ADIR sollicite son intervention afin de surseoir à la décision qui a été présentée aux habitants et, au contraire, de créer un projet qui préservera la Bleich.
  • 18 juin 2012 :Le Conseil municipal décide de vendre la parcelle de la Bleich (29,74 ares) pour 368 448 euros HT.
  • 30 décembre 2013 : Arrêté municipal portant permis de construire n° PC 67482 13 V0309
  • 6 janvier 2014 : Arrêté municipal portant permis de démolir n° PD 6742 13 V0033

Un projet ambitieux 

bleich2Antérieurement à cette affaire de la Bleich la municipalité avait entrepris, il y a environ 3 ans, dans le cadre de la préparation du futur PLU, une démarche d’identification du patrimoine urbain et paysager, en vue de sa reconnaissance officielle. Elle avait demandé aux Conseils de quartiers de procéder à un inventaire des bâtiments remarquables et ensembles architecturaux cohérents, basé sur la perception des habitants et non seulement sur des critères techniques ou scientifiques.

L’objectif de cette démarche était d’établir une base documentaire pour l’élaboration de futurs projets d’aménagements, en veillant à valoriser ce patrimoine paysager et urbain. Bien entendu, la Bleich faisait partie de notre inventaire.

Autoriser aujourd’hui cette démolition revient à passer par pertes et profits tout l’investissement de Robertsauviens passionnés par leur quartier, et pour quelle raison ? Au nom de la densification urbaine !

À elle seule, la dégradation intérieure du bâtiment ne peut justifier sa démolition, cette usure n’étant que la conséquence du refus des propriétaires successifs d’entretenir correctement ce bâtiment.

Le collectif d’associations et l’ADIR proposent que sa réhabilitation puisse servir à créer un lieu de rencontre et de convivialité pour la Cité des Chasseurs, ou puisse accueillir un musée des métiers de la Robertsau à travers les âges. Il pourrait même, rêvons un peu, devenir le futur « siège social » Parc Naturel Urbain du secteur Robertsau- Wacken-Quartier des XV.

Pour ces motifs, les associations ont contacté le nouveau propriétaire afin de lui proposer une modification du projet d’aménagement. A titre conservatoire, l’ADIR et l’ADMR ont déposé un recours gracieux auprès du Maire de Strasbourg

 

Patrimoine : Le Kaysersguet

Patrimoine : Le Kaysersguet

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Depuis 2006 l’ADIR avec les Amis du vieux Strasbourg, puis, depuis 2009, avec l’ensemble des associations de la Robertsau, se bat pour la préservation du « Kaysersguet » : ce témoin du développement urbanistique de Strasbourg qui représente une des dernières « campagnes » égrenées au XVIIIe siècle hors des murs de la ville, lieux de villégiature établis dans la verdure de la Robertsau.

Il constitue un tout historique, un ensemble conçu agencé autour de la maison de maître, la survivance d’une collection d’édifices uniques et hors du commun, installé dans un parc dessiné pour le recevoir. L’installation de la pharaonique station de tram a tout d’abord amputé le parc d’une partie de sa surface. Puis l’élargissement de l’allée Kastner, pour permettre un accès à l’Agora du Conseil de l’Europe, nécessitait le déplacement des portails et de la laiterie qui, grâce à notre intervention, ont été reconstruits, mais en amputant une nouvelle fois la surface du parc.

Et enfin la transformation esthétiquement discutable de la maison de maître en « Lieu d’Europe ». Un arrêté portant permis de démolir à la fois de la serre et d’autres éléments du domaine a récemment déclenché une nouvelle « crispa- tion » des défenseurs du patrimoine.

Cinq associations (les amis du vieux Strasbourg, l’ADIQ, l’ADIR, l’APMR, l’AHCJ) ont déposé un recours gracieux contre cette nouvelle atteinte à cet exceptionnel ensemble. Ils ont été traités d’ignorants, et même pire, puisque l’adjointe de quartier et l’adjointe chargée des affaires européennes ont déclaré qu’il s’agissait là d’une affaire politique et que les associations étaient instrumentalisées par l’opposition municipale.

Loin de cette interprétation pour le moins réductrice, les 5 associations avaient parfaitement bien compris : c’est bien une démolition pure et simple qui était programmée. Contrairement à ce qui est affirmé, le permis de construire de 2012 ne précise pas que la serre « devra être

conservée » mais qu’elle devrait être « déposée ». En outre, le permis de démolir du 5 novembre 2013 mentionne bien une « démolition totale » sans aucune mention d’un éventuel remontage ultérieur.

La réponse du Maire à nos interventions conjointes :

  • Le puits en grès, endommagé lors des travaux du Lieu d’Europe, sera restauré pour retrouver son état d’origine,

  • La serre sera déconstruite avec soin afin de conserver les élé- ments de grès qui constituent actuellement l’entablement de la structure de la verrière et le couronnement du pignon central,
  • La démolition de la maisonnette implantée au Nord Est de la par- celle est reportée,
  • Le projet de réaménagement du parc sera engagé dans un délai raisonnable dans un processus de concertation avec les associations.

Les associations sont globalement satisfaites des engagement pris mais demandent également que soient conservées et restaurées l’armature de la serre, la maisonnette implantée en limite Est du Parc, la glacière et la faisanderie, sans oublier la « conciergerie », c’est-à-dire l’ancien bâtiment des domestiques.

Lors d’une conférence de presse le 20 février les associations ont réitéré leurs exigences.

René Hampé
Municipales 2014, notre questionnaire : Démocratie participative

Municipales 2014, notre questionnaire : Démocratie participative

La question 5 :

Une véritable démocratie participative impliquant les habitants et les usagers doit avoir lieu au moment de l’élaboration du programme qui définit les besoins et les contraintes auxquels devra répondre le projet. Comptez-vous aller dans ce sens ? 

Alain Jund – Liste Europe Écologie Les Verts

Améliorer l’information des habitants, favoriser les échanges, le débat public et la co-construction doivent rester des priorités. La participation des habitants à la définition des besoins et des projets passera notamment par la mise en place de conseils d’usagers (transports, piscines…) et l’élaboration d’agendas 21 par quartier. Bien sûr, ces approches par quartier devront être articulées à une vision plus globale à l’échelle de la ville et de l’agglomération , et en transfrontalier compte tenu de la situation de la Robertsau.

Fabienne Keller – Liste UMP

La démocratie locale et la concertation sont des chances pour mener une politique municipale ancrée dans la réalité. Des outils de concertation existent déjà mais ils ne sont pas assez ouverts à la popula- tion. Je veux revoir le mode de fonctionnement des Conseils de Quartiers en augmentant leur nombre et en revoyant leurs contours afin qu’ils correspondent à de véritables bassins de vie et puissent être accessibles à davantage de citoyens. (…)

François LOOS – Liste UDI

C’est d’ailleurs cette concertation citoyenne, application concrète de la démocratie participative, qui servira de guide pour valoriser les projets de la ville de demain. Les conseils de quartier devront être modifiés pour que la participation des citoyens dans chaque quartier soit plus marquée.

Roland RIES – Liste PS

Le développement du dialogue avec les citoyens, premier engagement de mon équipe, est basé sur deux postulats : écouter les Strasbourgeois et surtout favoriser des lieux de débats indépendants du politique. […] Nous poursuivrons cette dynamique de concertation et de co-construction et nous irons plus loin. Les conseils de quartier pourront intervenir plus en amont des dossiers pour apporter des avis votés en conseil municipal et qui enrichiront la décision publique. […] Nous investirons davantage les nouvelles technologies numériques pour développer les échanges d’informations et d’avis et toucher un plus grand nombre d’habitants.

Jean-Claude Val – Liste Front de Gauche

– […] Dès l’émergence d’un nouveau projet il convient d’associer les riverains à la réflexion à partir du stade du questionnement, de manière à leur permettre d’exprimer en leurs termes les besoins et difficultés qui se posent à eux, et d’orienter puis alimenter le cahier des charges dans cette direction, avant même que le Conseil Municipal n’émette un avis. – Il convient (c’était une promesse du Maire … non tenue) que les instances participatives du quartier puissent avoir un rôle de proposition en matière d’urbanisme et, de ce fait, puissent disposer d’un budget «d’appel» leur permettant de lancer des études (avec les services de la Ville). […]

Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : transport collectifs

Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : transport collectifs

Question 4 – Transports collectifs

Vous engagez-vous à respecter les décisions du Conseil de Communauté du 28/06/2013 concernant l’arrivée du tram à la rue de la Renaissance ainsi que la réservation des terrains permettant l’extension jusqu’à la route de la Wantzenau ? Dans ce cadre envisagez-vous de réaliser une voirie entre la route de la Wantzenau et la rue Himmerich ? 

Alain Jund – Liste Europe Écologie Les Verts

Les élus écologistes ont soutenu et voté la délibération du Conseil de Communauté du 20-06-2013 déci- dant de l’arrivée du tram jusqu’à la rue de la Renaissance. Ce prolongement est nécessaire compte tenu du nombre d’habitants qu’il va desservir. Dans le cadre d’une vision prospective du nord de la ville, il nous paraît important de faire les réserves foncières nécessaires à l’extension du tram, le cas échéant jusqu’à la route de la Wantzenau.

Fabienne Keller – Liste UMP

La prolongation du tram vers le centre du quartier a été programmée dès la réalisation de la première tranche à l’entrée de la Rue Boecklin. Depuis lors il ne s’est pratiquement rien passé… Je suis donc naturellement favorable à l’extension du tram afin de capter la circulation venant du nord de l’agglo- mération. Pour autant le projet de prolongation de la ligne existante vers le secteur Renaissance fait aujourd’hui débat dans le quartier. Il me semble donc utile de prendre le temps nécessaire pour mener une concertation sérieuse […]

François LOOS – Liste UDI

Concernant la mobilité, les transports en commun ne peuvent être une réponse définitive à tous les maux du quartier et de la ville, il faut trouver un juste milieu entre un programme ambitieux de trans- port en commun le moins polluant et l’utilisation modérée des voitures individuelles. La saturation du réseau routier d’une partie de la Robertsau ne pourra décroître juste avec des améliorations du réseau de la CTS, il faudra rechercher d’autres solutions pour diminuer notamment le trafic de transit […]

Roland RIES – Liste PS

Je m’engage à prolonger le tram jusqu’à l’Escale comme il a été décidé par le vote de la délibération du 26 juin 2013, et cela d’autant plus qu’une majorité de Roberstauviens y est favorable. Nous réserverons également les parcelles nécessaires sur les documents d’urbanismes en vu d’une éventuelle extension à plus long terme. Concernant la […] rue Himmerich, je précise qu’il s’agira d’une voie de desserte pour le futur quartier Mélanie qui pourrait être un agro-quartier et qu’il n’a jamais été question de relier cette voirie à la route de la Wantzenau puisqu’elle s’arrêtera à la rue de la Renaissance.

Jean-Claude Val – Liste Front de Gauche

… une extension ambitieuse de la ligne tramway jusqu’à la clinique Ste Anne ; y créer bien entendu un parking-relais. Elaborer un plan global de circulation qui combine « auto-vélo-tram-bus », avec liaisons transversales autant qu’en étoile vers le centre-ville. En particulier reprendre le projet enfoui de liaison Meinau-Ro- bertsau par l’Est, donc le quartier Anvers-Marne.

 
Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : la circulation

Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : la circulation

Question 3 – Circulation

Toute création de nouvelle voirie étant un aspirateur à voitures, que pouvez-vous faire pour améliorer la circulation ? 

Alain Jund – Liste Europe Écologie Les Verts

Effectivement, la création de toute nouvelle voie dédiée à l’automobile est un « aspirateur à voitures » et la position des écologistes est claire sur cette question. Pour nous, la priorité doit aller au développe- ment des transports collectifs (tram, bus, BHNS), des itinéraires cyclables et de l’autopartage.

Fabienne Keller – Liste UMP

Le problème de la circulation à la Robertsau est certainement le plus gros point noir du quartier. L’en- gorgement des artères, la pollution et l’insécurité pour les riverains et les usagers sont incompatibles avec les conditions de vie que l’on doit offrir aux habitants. Sachant que l’ouverture de l’Ecole Euro- péenne et des projets du Wacken vont certainement augmenter les flux, il est plus que nécessaire de trouver enfin des réponses à ce problème. Cette situation ne peut trouver de solutions qu’à travers une offre renforcée de transports en commun incitatifs […]

François LOOS – Liste UDI

A ce titre l’engagement pris à la suite des débats de l’atelier de travail devra être tenu de manière prioritaire car la concertation dont il en résultait lui donnait tout son sens. Ainsi le tram de la Robertsau devra être prolongé en se limitant d’abord à pénétrer au cœur du quartier, les éventuels prolonge- ments devraient être le fruit d’une réelle concertation citoyenne.

Roland RIES – Liste PS

Les enjeux de circulation à la Roberstau doivent être appréhendés de manière globale en tenant compte des autres modes de transport tel que les modes actifs (vélo et marche) et les transports publics. En dé- veloppant ces autres modes, on diminue le nombre global de véhicules et les nuisances qui sont liées. La création de nouvelles voiries n’est pas un objectif en soi et doit uniquement être réalisée pour assurer la desserte des habitations ou des nouvelles urbanisations.

Jean-Claude Val – Liste Front de Gauche

Malgré la pénétration dans la ville par l’autoroute A35, la Robertsau reste une zone de passages in- tenses (circulation pendulaire) de véhicules individuels provenant de la seconde couronne (La Wantze- nau, Gambsheim, etc.), sur un réseau routier étriqué et saturé. Solution : faire de l’A35 un « boulevard urbain » (ce qui limitera le transit nord-sud aux heures de pointe) et simultanément freiner la pénétra- tion automobile au Centre du quartier par une extension ambitieuse (dans un court délai) de la ligne de tramway jusqu’à la Clinique Ste Anne… (suite page suivante)

Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : Urbanisme

Municipales 2014, les réponses à notre questionnaire : Urbanisme

Question 2 – Urbanisme

Entre 1990 et 1999, la population de la Robertsau a augmenté de 16%, soit plus de 3000 habitants, ce qui représente une augmentation 3 fois supérieure à celle observée sur l’ensemble de la ville. Durant la dernière décennie, cette croissance s’est maintenue. Comptez-vous continuer dans ce sens ? 

Alain Jund – Liste Europe Écologie Les Verts

L’attractivité de la Robertsau est réelle de par sa proximité du centre ville, des institutions européennes et des espaces naturels. L’évolution urbaine du quartier devra prendre en compte une meilleure mixité sociale, la néces- sité de répondre au droit au logement pour tous. Il convient d’étendre le foncier dédié à l’agriculture de proximité. Avec l’arrivée prochaine du tram jusqu’à la rue de La Renaissance, il s’agira de trouver de nouveaux équilibres entre logement, espaces naturels et activités économiques et services à la population. En cela le développement du quar- tier de la Robertsau ne peut se concevoir qu’en lien avec l’évolution globale de l’agglomération.

Fabienne Keller – Liste UMP

Je suis favorable à la densification de la Ville pour faire face aux demandes nombreuses de logements et conserver l’attractivité de Strasbourg. Pour autant, je ne suis pas, comme la municipalité actuelle, favorable à la « bétonni- sation » de la ville. Le maire actuel a donné la priorité aux promoteurs immobiliers par exemple en mettant à leur disposition, comme rue de l’Anguille, au détriment des Strasbourgeois en oubliant que l’habitat doit s’insérer dans la ville et qu’il doit être accompagné de services publics et de commerces […]

François LOOS – Liste UDI

Tous les espaces verts ne peuvent devenir des terrains de construction ! Pour le bien-être des concitoyens il faut aussi préserver des espaces libres de béton. La question de la mobilité trouve sa réponse dans un programme de développement des transports en commun les moins polluants mais aussi les moins coûteux car on ne peut pas faire l’impasse sur le coût des projets intégrés dans le budget global de la ville.

Roland RIES – Liste PS

Depuis les années 1960, les municipalités successives ont considéré la Robertsau comme un réservoir d’extensions urbaines […] Malgré cela, la Robertsau reste un des quartiers les moins denses de Strasbourg. Elle a donc vocation à continuer à participer, comme tous les quartiers de la ville, à l’effort de résorption de la crise du logement qui conti- nue de sévir, malgré les efforts réalisés durant ce mandat, dans le cadre du plan local de l’habitat. Des démarches nouvelles seront initiées (PNU ou agroquartier), qui permettront aux Robertsauviens d’inventer un urbanisme conciliant densité et nature.

Jean-Claude Val – Liste Front de Gauche

Les derniers terrains vierges de la ville de Strasbourg se concentrent à la Robertsau. La vocation de ce quartier n’est pas de devenir le « ghetto européen » que certains appellent de leurs vœux. […] De nombreux terrains appartiennent à la ville, qui pourrait ainsi les mettre à disposition d’exploitants, moyennant un loyer raisonnable. Deux axes nous semblent importants : opérer enfin le classement de la forêt de la Robertsau, entamer enfin une réflexion sérieuse menant au déménagement du Port aux Pétroles et à la ré-appropriation de ce terrain « libéré » par la collectivité.

Municipales 2014 : les réponses à notre questionnaire : l’environnement

Municipales 2014 : les réponses à notre questionnaire : l’environnement

Dans son numéro de décembre 2013  l’ADIR avait proposé aux candidats aux élections municipales de Strasbourg de répondre à un questionnaire concernant la Robertsau.

Les listes sollicitées ont toutes répondu, gage de l’intérêt qu’elles portent à notre quartier et de l’autorité qu’elles accordent à notre association. Alors que nous avions sollicité des réactions dans un nombre limité de lignes, certains ont considérablement dépassé la quantité qui leur était impartie… De ce fait nous nous voyons obligé de condenser le texte de ceux qui ont dépassé le quota accordé.

Question I – Environnement Il existe un certain nombre de mesures de préservation (trame bleue, verte…) et de créations nouvelles (agroquartier et agriquartier, PNU…) qui concernent la Robertsau.

Alain Jund – Liste Europe Écologie Les Verts

Le projet d’agroquartier actuellement envisagé à la Robertsau doit se concrétiser. Il doit faire l’objet d’un débat public et son périmètre doit s’élargir dans une démarche proche de ce qui est réalisé pour le Parc Naturel Urbain de Koenigshoffen. Reliée à la trame verte et bleue, cette démarche pourra de ce fait prendre en compte le patrimoine naturel, architectural et trouver une cohérence entre ville et nature sur l’ensemble de Strasbourg .

Fabienne Keller – Liste UMP

[…] A la Robertsau, le cadre naturel et la longue tradition maraîchère ont fait de ce quartier l’un des poumons verts de l’agglomération. Nous devons donc nous appuyer sur ce potentiel et nous en servir pour développer les projets qui amélioreront la qualité de vie de tous les habitants, en particulier les Robertsauviens. […] S’agissant du patrimoine de la Robertsau, là encore, il fait partie intégrante du quartier. C’est l’un de ses éléments constitutifs remarquable qu’il faut préserver et au contraire plutôt valoriser. […]

François LOOS – Liste UDI

Promouvoir les projets destinés à garantir la préservation de l’environnement de la Robertsau, qu’il s’agisse de la forêt et de son prochain classement en réserve naturelle ou de la finalisation des travaux du canal des Français longeant le nord du quartier, fait partie des objectifs que je poursuivrai. Toutefois, des projets du type trames bleues ou vertes, ou agriquartier, devraient faire l’objet d’études approfon- dies avant d’en promouvoir la réalisation. […] Une évolution urbaine mais limitée.

Roland RIES – Liste PS

La forêt de la Robertsau sera classée en réserve naturelle nationale. Le canal des Français sera restauré sur la totalité de son tracé et servira de limite nord à l’urbanisation. […] Une Municipalité n’est pas toujours en capacité de sauver les bâtiments existants, souvent propriétés privées. Elle doit dès lors se concentrer sur les bâtiments dont la valeur patrimoniale est avérée et reconnue, tels que, par exemple, le Kayserguet, qui retrouve enfin une nouvelle vie. Strasbourg est une des villes de France qui sauve- garde le mieux ses patrimoines, ce qui lui a valu d’être classé Ville d’Art et d’Histoire par l’Etat.

Jean-Claude Val – Liste Front de Gauche

[…] Oui à votre proposition d’« Agroquartier » réellement productif et orienté vers la ville, avec une réelle mixité sociale autant que fonctionnelle […] Innover en favorisant les « circuits courts » et en manifestant la volonté de rendre au quartier sa vocation ancienne de « panier maraîcher de la ville ». Maintenir ainsi le nécessaire équilibre entre espace bâti et espaces verts. De ce point de vue nous met- trons l’accent sur l’installation d’un «marché des primeurs», qui pourrait regrouper les producteurs « AMAP » […]

Edito Echo de la Robertsau 252

Edito Echo de la Robertsau 252

A écouter les conversations qui, en ce début du mois de février, agrémentaient le repas des adhérents de L’ADIR, il pouvait paraître difficile de déterminer quelles sont aujourd’hui les préoccupations des Robertsauviens.

En effet si certains semblaient avoir à cœur de retrouver le Canal des Français et se faisaient fort d’évoquer les joyeuses parties de baignade de leur enfance, d’autres affichaient leur détermination de voir conservé un « côté village » à leur quartier. Il est vrai que ces propos étaient immédiatement battus en brèche par des voisins de table moins nostalgiques affirmant que tout restait une question de mesure et qu’il fallait savoir évoluer :

« La Robertsau n’est pas un musée, mais sachons cependant lui garder son âme ! »

Ces échanges étaient assurément le reflet des regrets ou des attentes de nombre d’habitants de notre quartier et rejoignaient les questions dont nous débattons conti- nuellement au sein du comité en particulier. Pas de réunion sans que, dans les demandes que nous recevons, nous ne tentions de distinguer le futile du primordial. Pas de réunion sans débat sur l’intérêt privé et l’intérêt public. Pas de réunion enfin sans discussion sur l’utilité d’entamer telle action, d’en poursuivre une autre ou même d’ester en justice.

Car voilà bien l’essentiel de notre projet. Que ce soit lors de moments conviviaux, de réunions publiques, des rencontres mensuelles de l’équipe de l’ADIR ou dans des périodes particulièrement décisives de la vie municipale nous ne sommes guidés que par notre volonté de voir évoluer notre quartier. Précisons cependant que seule une action commune et concertée en vue d’objectifs communs dans un environne- ment respecté pourra emporter l’adhésion de la majorité des Robertsauviens.

Fidèle à ses principes, l’ADIR a été et restera toujours guidée par l’intérêt collectif des Robertsauviens, loin de toute querelle partisane ou politicienne.

Jacques Gratecos
Président de l’ADIR
L’Echo de la Robertsau n° 252

L’Echo de la Robertsau n° 252

L’Echo de la Robertsau numéro 249 vient de paraître.

Vous pouvez le télécharger directement, ou dans notre rubrique ECHO.
Les distributeurs de l’ADIR vont dans les jours qui viennent venir vous le distribuer dans votre boite aux lettres ou vous pouvez le télécharger en cliquant sur l’image ci-dessous.
Si jamais vous ne l’avez pas reçu, vous pouvez nous envoyer un message via notre formulaire de contact.

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