Projet de géothermie profonde à la Robertsau : Réaction de l’ADIR aux conclusions du commissaire enquêteur

Projet de géothermie profonde à la Robertsau : Réaction de l’ADIR aux conclusions du commissaire enquêteur

Une nouvelle voix

L’ADIR ne peut que saluer les conclusions du commissaire enquêteur sur le projet de géothermie profonde. En prenant en compte les problèmes de contamination de la nappe phréatique et les risques d’explosion, il rejoint les conclusions de notre association. De manière générale, nous  notons que nos conclusions ne sont pas éloignées de celles du commissaire, et cela confirme notre capacité d’analyse précise, même lors de dossiers complexes et techniques.

Mais nous retenons surtout que c’est le manque d’information qui est pointé par le commissaire enquêteur.

Car contrairement aux porteurs du projet, les associations ont rempli pleinement leur rôle de lanceur d’alerte.

Nous avons pallié les lacunes de la puissance publique en organisant des réunions publiques et en diffusant largement l’information dans nos parutions et sur nos sites internet. Sans notre insistance, les élus auraient-ils pris position ?

Une nouvelle voie

L’ADIR note que certains de nos élus font toujours une confusion entre légitimité et légalité. Pout ceux-là le mot « légitimité » est synonyme de latitude à prendre quelle décision sans ne se préoccuper ni des conséquences ni des habitants.

D’autres élus ont heureusement compris que légitimité était synonyme d’équité, et que cette notion se fondait sur des bases éthiques et morales, le but étant avant toute chose d’obtenir le consentement d’un groupe.

L’envoi de l’avis de la ville de Strasbourg hors délai pose également question : l’exécutif a-t-il une vision cohérente et commune sur ce sujet ?  Ce bricolage en est-il le résultat d’une dissonance ?

Le politique doit rendre compte à la population pour laquelle il agit. En se comportant ainsi, les politiques ne perdent pas le contrôle, au contraire ; cette nouvelle manière de gérer va redonner confiance dans le pouvoir politique.

Les associations de quartier, comme l’ADIR, contribuent à renforcer l’intérêt des citoyens pour la chose publique. En faisant cavalier seul, les politiques se tirent une balle dans le pied.

Les candidats aux élections départementales avaient pris conscience de cette nouvelle voie. A eux de transposer maintenant cette manière de gérer à tous les autres dossiers, et particulièrement sur le foyer St Louis.

Jacques Gratecos, président

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