Foyer St Louis : la paroisse et la Ville ne résistent pas au veau d’or

Foyer St Louis : la paroisse et la Ville ne résistent pas au veau d’or

Quelles sont les réelles motivations qui poussent la paroisse St-Louis, avec la complicité de la Ville, de maintenir contre vents et marées leur souhait de dynamiter le cœur de la Robertsau ? On peut réellement se poser la question. Et si tout n’était qu’une écœurante question d’argent ?

foyerstlouis

Voila maintenant quatre ans que de nombreux citoyens, associations, conseil de quartier, collectif et l’ADIR ici même alertent sur la vision court termiste de l’opération prévue au cœur de la Robertsau avec un message simple : il y a beaucoup mieux à faire.

Le deux acteurs principaux du dossier, la paroisse St-Louis et la Ville de Strasbourg, n’ont pas bougé d’un iota leur projet : construire 40 logements à la place d’un lieu de vivre-ensemble, qui ne serait pas du luxe dans un quartier de 25 000 habitants.

Comme l’écrivait Jacques Gratecos, ce projet a eu le mérite de révéler et mettre en lumière l’extraordinaire potentiel de ce site. Et les contre-propositions ont été particulièrement nombreuses : si certains veulent simplement le rénover, d’autres proposent d’avoir une vision plus globale sur l’ensemble de l’îlot Saint-Louis. Il y avait là de quoi fédérer les forces du quartier et bâtir un beau projet, tout en répondant aux attentes de la paroisse. Mais, au lieu de s’appuyer sur des énergies positives, la paroisse et la Ville jouent le pourrissement et semble dire « touche pas au grizzby » !

La paroisse fait une plus-value magistrale sur la vente du foyer ; la Ville spécule entre le foyer et l’actuelle mairie de la rue du parc et escompte de belles taxes d’habitation ; et le promoteur qui fera une très belle affaire sur les investissements qu’on lui permet de réaliser en plein centre de la Robertsau.

Chacun se servira du gâteau…sauf les Robertsauviens.

Un atelier de projet vidé de son sens avant même d’être lancé

Le maire avait pourtant promis un atelier de projet pour travailler sur l’ensemble du quartier. Une idée pas si bête, surtout avec la prolongation du tram E. Las, le maire considère la vente du foyer St Louis comme « une opération privée » et ne s’opposera pas à la demande de permis de construire déposée par Icade. Rappelons que la paroisse est un établissement public du culte, que ses affaires sont donc publiques, – tout un chacun peut donc lui demander des comptes -, comme cela a été confirmé par la CADA*. Alors à quoi servira cet atelier de projet, si les dernières marges de manœuvre sont bétonnées et si le projet majeur qui affecte le cœur du quartier n’est pas suspendu, durant ses travaux ? A une mascarade de plus. Le vivre ensemble ne pèse pas grand-chose face à la promesse de futures taxes d’habitation….

Un permis de construire, déposé en toute hâte, mi-septembre, sans avoir été présenté à au conseil de quartier, semble maintenir la façade et la salle « dite de gymnastique ». Mais ce qui peut apparaître comme une concession, (ce qui a fait écrire un peu rapidement à certain que « le foyer était sauvé ») n’est en réalité qu’une contrainte technique : le foyer partage un mur avec la maison mitoyenne. Le projet n’a pas bougé d’un iota depuis le début, et se résume en trois mots : béton, béton, béton….

Face à l’argent, les citoyens feront-ils le poids ?

Nous voyons ici l’échec patent de la démocratie locale à la sauce Ries, qui se révèle comme un autocrate sourd aux demandes des habitants. Ne parlons pas de la paroisse catholique qui est source de division, alors que l’ensemble des habitants-contribuables participe financièrement à son fonctionnement.

C’est pourquoi, l’ADIR vous invite à participer nombreux à la souscription du Collectif Un coeur pour la Robertsau qui va contester juridiquement ce projet.

http://www.uncoeurpourlarobertsau.com

*Cada : Commision d’accès au documents administratifs

souscriptioncrobertsau

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