Foyer Saint-Louis : où on en est ?

Foyer Saint-Louis : où on en est ?


Dans l’affaire du foyer Saint-Louis et de l’avenir du cœur de la Robertsau, c’est une course de fond, que la paroisse et la municipalité imposent aux Robertsauviens. Le coup du starter a retenti en 2011 et personne n’est visiblement près d’atteindre la ligne d’arrivée. Encore moins en vainqueur. Pour celles et ceux qui suivent la course, un petit point d’étape s’impose. Où en sommes-nous ?

On se souvient de la victoire de l’ADIR dans ces multiples recours contre le chamboule-tout immobilier que la paroisse et la municipalité avaient imaginé avec Icade, de la destruction du foyer à la bétonisation de pas moins de six parcelles du cœur de la Robertsau (voir tous nos précédents numéros).

La ville veut « valoriser » ces bâtiments

A celles et ceux qui espéraient que le coup d’arrêt à cette folie porté par l’ADIR et ses nombreux soutiens et alliés allait permettre la construction d’une solution plus équilibrée le conseil municipal du 29 avril dernier a opposé un démenti cinglant.

En deux délibérations adoptées dans des conditions rocambolesques, des élus ont agréé la vente par la paroisse des deux cours du foyer, pour des projets immobiliers, et la préemption par la Ville de la petite cour (côté Boecklin) pour un futur « pôle de services », dont personne n’avait jusque-là entendu parler. Du coup, la paroisse semble disposer désormais des moyens (env. 1,4 millions d’euros) pour retaper le foyer, ce qui paraissait impossible, il y a encore quelques mois.

Très bien, direz-vous. Sauf que le maelström immobilier aura lieu quand même, puisque la Ville dit que, pour financer son « pôle de services », il lui faudra « valoriser » l’actuelle « maison des associations » et l’actuelle mairie de quartier (« valoriser », dans la novlangue municipale, signifie « vendre au plus offrant »). Et qu’un foyer sans ses cours n’a que peu de sens. Seul exemple : les scouts, qui occupent six locaux au sous-sol du foyer, feraient où leurs activités de plein air ?

Dans ce schéma, qui diffère très peu des précédents, rien n’est fait pour rassurer : le cœur de la Robertsau serait bétonné, les derniers espaces libres supprimés. Pire : rien ne garantit que le foyer garderait sa vocation, rogné de ses espaces extérieurs. Pour peu que finalement on finisse par nous dire que sa rénovation est décidément trop chère… Le foyer peut encore être vendu pour y faire des logements, rien ne garantit le contraire.

Plus que jamais, la vigilance reste de mise.

Marc Hoffsess

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