L’avenir de la Robertsau : approche quantitative ou qualitative ?

L’avenir de la Robertsau : approche quantitative ou qualitative ?

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Jacques Gratecos

Ils sont nombreux ceux qui nous répètent combien nous sommes chanceux d’habiter entre campagne et nature, combien les commerces qui s’ouvrent dans le centre de notre quartier proposent une offre de plus en plus intéressante, combien aussi le quartier reste apprécié par ses habitants qui ne négligent pas de voir la cote des terrains et des habitations toujours au plus haut. Pourquoi ne pas approuver ces propos qui sont, il est vrai, frappés du coin du bon sens ? Cependant, on le sait, tout discours a son revers et si certains politiques en particulier le tiennent, c’est parce qu’ils ont une ou plusieurs idées derrière la tête.

Débattre de la « densification », concept qui consiste à faire vivre davantage de population sur un même espace urbain, ne nous effraie pas. En effet nous attendons toujours qu’on nous propose un véritable plan de circulation en modes automobile, collectif ou doux qui permettra dans les décen- nies à venir d’absorber des milliers d’habitants supplémentaires, d’améliorer les déplacements et,
pourquoi ne pas le dire, de leur apporter de nouveaux espaces de respiration, des possibilités de se croiser et d’échanger.

Il n’est pas question de négliger l’apport des multiples réunions qui nous sont offertes pour discuter d’aménagements très ponctuels, en revanche, dès que nous proposons d’entrer dans ce qu’ils serait convenu d’appeler « une nouvelle qualité de vie », l’on reste sourd à nos demandes.

Les Robertsauviens nous confient leurs attentes. S’ils assistent avec plaisir à un renouvellement commercial fort appréciable, en particulier dans la rue Boecklin , ils insistent également sur le manque de lieux de vie au coeur du quartier. En effet rares sont ceux qui vont au centre de la Robertsau pour flâner ou pour y amener leurs enfants. A part les courses, qu’y faire ?

L’ancien terrain de pétanque à côté d’Apollonia ou l’espace derrière le foyer Saint-Louis, autant de lieux dont peu de Robertsauviens ont profité jusqu’à présent et qui, une fois disponibles, risquent d’être consacrés à la construction de nouveaux bâtiments.

Peut-être ceux qui nous dirigent ont-ils peur du vide ? Peut-être sont-ils moins rassurés par des lieux végétalisés que par des constructions ? L’argument principal qu’ils invoquent reste toujours le même : les caisses seraient vides. C’est pourquoi il est toujours tentant de succomber aux propositions de promoteurs qui ont pour ces terrains les yeux de Chimène. Si nous ne sommes pas entendus, aux Robertsauviens et à leurs enfants ou leurs petits-enfants, il risque de ne rester que les yeux pour pleurer.

Raison de plus de continuer le travail associatif de l’ADIR en formulant le vœu que vous nous rejoigniez en 2016.

Au nom de l’ensemble du comité, nous vous souhaitons d’excellentes fêtes de fin d’année.
Jacques Gratecos Président de l’ADIR

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